Affichage des articles dont le libellé est Actes 1. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Actes 1. Afficher tous les articles

vendredi 1 août 2008

Actes 1,13 à 26

Texte biblique :

Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d’ordinaire ; c’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. En ces jours–là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d’environ cent vingt. Et il dit : Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint–Esprit, dans l’Ecriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus. Il était compté parmi nous, et il avait part au même ministère. Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé, s’est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues. La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue Hakeldama, c’est–à–dire, champ du sang. Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : Que sa demeure devienne déserte, Et que personne ne l’habite ! Et : Qu’un autre prenne sa charge ! Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Puis ils firent cette prière : Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi, afin qu’il ait part à ce ministère et à cet apostolat, que Judas a abandonné pour aller en son lieu. Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.
Réflexion :
Le groupe des apôtres :

De retour à Jérusalem, le groupe des apôtres, dans l’attente de la réception du don que le Seigneur leur a promis, ne reste pas pour autant inactif. Confinés dans la chambre d’une maison qu’ils occupaient déjà avec le Seigneur, ils passent la plupart de leur temps dans la prière avec Marie, la mère de Jésus, et ses frères gagnés cette fois-ci à la foi. On peut se demander, sans l’assistance du Saint-Esprit en eux, de quoi étaient faites leurs prières, quel en était le contenu. Sans doute, les apôtres en ce temps priaient-ils comme les juifs pieux de l’Ancienne Alliance, lisant la loi, les psaumes, et les prophètes et s’inspirant ainsi de ces textes et des promesses qui y étaient contenus pour nourrir leur supplication. N’oublions pas aussi qu’en Son temps Jésus les avait initié à la véritable prière, leur donnant dans un texte resté célèbre le modèle des grandes lignes qui devaient orienter leur intercession. Ils avaient de plus eu sous leurs yeux pendant près de 3 ans Son modèle et nul doute qu’à cette heure où ils étaient encore tout pénétré de leur dernière rencontre avec Lui, ce modèle devait leur parler et les inspirer.

C’est dans ce contexte tout pétri d’attente et de ferveur que, prenant une initiative, Pierre, dont le caractère naturel de leader, selon aussi la volonté du Seigneur, apparaît ici, se leva pour proposer, suite à la défaillance suivie de mort de Judas, de pourvoir à son remplacement en élisant parmi ceux qui sont présents, un homme qui deviendrait le 12ème apôtre. Etait-ce à lui ou à eux de faire cela ? N’aurait-il mieux pas valu attendre le don du Saint-Esprit pour voir ce que le Seigneur indiquerait à ce sujet? Tel qu’il est écrit, le texte tend, pour plusieurs raisons, à donner raison à Pierre. D’abord, il faut remarquer qu’aucune voix n’a émis de doute ou d’opposition à l’idée de Pierre. Son initiative a trouvé dans le coeur de chacun un consensus immédiat. Une telle unité entre des hommes droits de coeur et tous pétris, à cette heure, d’une vraie préoccupation spirituelle, est un bon signe. Ensuite, Pierre n’agit pas sous le coup d’une simple idée. Sans doute déjà inspiré (comme d’autres dans l’Ancien Testament ont pu l’être), il s’appuie pour entreprendre cette démarche sur un texte de la Parole : Psaume 109,8 : le psaume de Judas. Un autre point qui plaide en sa faveur est que, dans le cadre de sa proposition, Pierre donne une indication pratique sur la manière avec laquelle cette élection devrait se faire. Ce qui signifie que, dans son coeur, les choses ont mûri. Pierre n’agit pas sous le coup d’une impulsion, mais partage à ses frères le projet qui lui tient à coeur après que, dans la méditation secrète, il en ait fait le tour de tous les aspects. 3 points pratiques marquèrent la procédure engagée : une réflexion sur le profil de la personne qui devait occuper le poste laissé vacant par Juda : un homme qui a suivi Jésus depuis le début (le temps de Jean-Baptiste), la prière de tous pour la conduite de Dieu face aux deux candidats possibles, non un vote électif, mais un tirage au sort afin qu’aucun facteur humain, mais seul le hasard guidé, décide. Enfin, le point peut-être le plus important, est que Jésus Lui-même, à la Pentecôte, validera le choix fait par les apôtres en donnant à Matthias comme aux autres de vivre la même expérience.

Béni soit Dieu pour l’exemple qu’Il nous donne ici de la manière avec laquelle Il peut nous conduire dans les affaires quotidiennes de notre vie, simples ou plus importantes. Donne-nous, ô Dieu, comme Pierre de nous assurer au mieux de la certitude de l’inspiration de nos démarches, afin que nous ne péchions pas par un excès impulsif de zèle qui nous amènerait à précéder Ton action et vouloir faire à Ta place ou hors de Ton calendrier ce que Tu as prévu de faire.

jeudi 31 juillet 2008

Actes 1,9-12

Texte biblique :

Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez–vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat.
Réflexion :

L’ordre de mission donné aux disciples, le temps est venu pour le Seigneur de retourner dans la gloire d’où Il est venu. Devant eux, pendant qu’ils Le regardaient, Il fut donc ravi et élevé dans les cieux. Jésus fait ce qu’Il dit. Avec Son départ, se tourne une page dans le calendrier de l’oeuvre de Dieu. L’heure n’est plus à la démonstration de la messianité de Christ, mais à sa proclamation par les témoins. Alors qu’ils sont ici, pour un court laps de temps, orphelins, le Saint-Esprit, vicaire de Jésus, va leur être donné. C’est avec Lui que les disciples vont accomplir la mission que le Seigneur a mise sur leurs épaules juste avant Son départ. Pour leur donner le ton, et bien marquer dans leur esprit le fait que la page de leurs vies passées avec l’homme Jésus est tournée, Celui-ci à peine disparu de leur horizon, deux anges se présentent à eux pour leur signifier que l’heure n’est pas à scruter les cieux où Il est parti. C’est certain ! De la même manière qu’Il est parti, Il reviendra. Mais en attendant, il y a un travail, une oeuvre, une mission à accomplir ici-bas. Même si les disciples doivent attendre le don qui leur a été promis, l’heure est de se mettre en route, d’aller et de servir. Que Dieu nous trouve dans cet état d’esprit au jour de Son retour !

mercredi 30 juillet 2008

Actes 1,6 à 8

Texte biblique :
Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est–ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint–Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Réflexion :
Dans l’attente du retour de Jésus... :

Voyant Jésus ressuscité, Ses disciples, toujours habités par la pensée qui était celle qui dominait l’Ancien Testament, à savoir que c’est par Israël, Son peuple élu, que le royaume de Dieu devait venir dans le monde, interrogèrent le Seigneur pour savoir si ce temps, le temps de Sa résurrection, correspondait au temps de la venue du Royaume pour Israël. Jésus n’entre pas dans le débat des disciples. Pour l’heure, répond-t-il, l’important ne se trouve pas là. Non pas sur ce que Lui, en fin de course de l’histoire, va faire, mais plutôt sur ce qu’eux, dans le temps qui est leur est donné, sont maintenant appelés à être. Délaissant le futur hypothétique, Jésus recentre l’attention des disciples sur le présent, seule partie du temps sur lequel nous avons prise et que nous avons la possibilité d’influencer. L’ordre de mission que Jésus leur donne tient en 3 points :

1) l’équipement : la puissance du Saint-Esprit qui viendra sur eux. Sans elle, rien n’est possible. Le Saint-Esprit donné, Il l’est dans l’objectif de la mission. Nous devons toujours nous en rappeler : le Saint-Esprit ne nous est pas donné pour nous-mêmes, mais pour un but lié à la gloire de Dieu et à l’avancement de Son règne.

2) La mission : être témoin de Jésus-Christ. Par le Saint-Esprit, nous sommes, non seulement rendu capables d’être témoin, mais, par la vie nouvelle communiquée, nous sommes la preuve et la démonstration de la résurrection de Christ.

3) L’objectif géographique de la mission : Il est défini sous la forme de 4 cercles concentriques allant du plus proche (là où sont les pieds des disciples au moment où Jésus leur parle) jusqu’au plus lointain : Jérusalem, la Judée (les juifs : ceux qui sont de la même culture), la Samarie (les voisins proches de la culture), les extrémités de la terre (les étrangers à la culture).

Que dans l’attente de Ton retour, Seigneur, je reste fixé sur le but que Tu nous a assigné. Merci pour tous ceux à travers qui, dans l’histoire, l’Evangile a gagné du terrain et pénétré dans des territoires où Tu étais totalement inconnu. S’ils ont pu le faire par Ta force, nous le pouvons aussi !

mardi 29 juillet 2008

Actes 1, v 1 à 5 : Introduction du livre

Texte biblique :

Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint–Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis. Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit–il ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint–Esprit.

Réflexion :

Contexte de la rédaction du livre :

En introduction à son livre, l’auteur (Luc) nous dit en quelques mots dans quel contexte et dans quel but il écrit son livre :

1) le livre des Actes fait suite au premier livre, un Evangile, écrit par l’auteur. Alors que dans ce premier livre, Luc s’était attaché à rapporter tout ce que Jésus avait commencé de faire et d’enseigner du temps de Son vivant ici-bas jusqu’au moment où Il fut enlevé au ciel, il a comme objectif ici de relater tout ce qu’Il a continué à faire, du haut du ciel, après Son départ.


2) Si l’oeuvre de Jésus est le thème central du livre des Actes, une place importante est aussi donnée à Ses apôtres, à qui, par le Saint-Esprit, Il a donné Ses ordres pour, en relation avec Lui, poursuivre cette oeuvre ici-bas. Aussi va-t-Il à plusieurs reprises se révéler et se présenter à eux dans les 40 jours qui suivront Sa mort et Sa résurrection pour ancrer en eux de manière irréversible la réalité de Son témoignage. Car c’est Lui qui devait et doit rester le centre du témoignage chrétien. Aussi devait-Il assurer les porteurs de ce témoignage de manière à ce qu’aucun doute ne soit permis en eux sur sa véracité. Ce n’est pas sur une illusion, mais sur la base de faits maintes fois confirmés que repose le témoignage de Christ.


3) Le livre débute avec la mention de l’évènement principal qui est la clé au travers de laquelle s’explique et se comprend tout ce qui sera dit et fait par la suite. Cet évènement est, selon la promesse faite par Jésus en Son temps à Ses apôtres, le baptême du Saint-Esprit, déjà annoncé par Jean, et dont ils doivent être revêtus. Sans lui, même s’ils en avaient le désir, impossible pour eux de faire et de remplir la mission pour laquelle Jésus les destine. C’est pourquoi, dans l’attente de Sa manifestation, Jésus invite-t-Il Ses disciples, non à agir, mais à attendre. Il n’y a ni vie chrétienne, ni témoignage, ni aucune force possible pour obéir à Dieu et Le servir sans le Saint-Esprit.


Béni soit Dieu pour le don qu’Il nous a fait à travers Lui de Sa vie et de Sa puissance !