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dimanche 21 septembre 2008

Actes 14,21 à 28

Texte biblique

Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. Ils firent nommer des anciens dans chaque Eglise, et, après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru. Traversant ensuite la Pisidie, ils vinrent en Pamphylie, annoncèrent la parole à Perge, et descendirent à Attalie. De là ils s’embarquèrent pour Antioche, d’où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils venaient d’accomplir. Après leur arrivée, ils convoquèrent l’Eglise, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Et ils demeurèrent assez longtemps avec les disciples.

Réflexion

Retour à Antioche de Pisidie et fin du 1er voyage missionnaire :

V 21 et 22 : surprenant Paul :

dans sa rapidité de rétablissement :
il est laissé pour mort la veille
non seulement il se relève comme si de rien n’était
mais le lendemain il est déjà debout à pied d’oeuvre pour aller dans un autre lieu annoncer l’Evangile

dans son zèle pour le Seigneur et l’Evangile :
il n’est pas refroidi par la dureté de ce qu’il vient de vivre
mais il poursuit sans crainte, sans pause et sans relâche l’oeuvre pour laquelle il a été envoyé

dans le fruit qu’il porte : cf Jean 12,24
ceci explique aussi peut-être cela
le Seigneur est avec lui parce que, de manière évidente, lui est avec le Seigneur
elle n’est pas qu’une déclaration d’intention, mais elle se vérifie dans les faits la parole par laquelle Paul résume sa motivation pour Christ : Actes 20,24

dans le courage dont il fait preuve :
après avoir successivement vécu une opposition de plus en plus forte il retourne dans les lieux même d’où il a été chassé et lapidé
quand on a accepté d’avoir signé son arrêt de mort pour Christ, on ne craint plus rien; tout ce qu’on vit encore est du bonus !

dans son souci pour les autres :
Paul est davantage préoccupé par l’état des autres que par le sien
il s’inquiète davantage de la vie spirituelle des autres que des dangers auxquels sa vie physique est confrontée
Remarquons ici que le 2ème passage dans ces villes n’a pas pour objet l’évangélisation, mais l’édification des jeunes croyants : Paul ne verse pas non plus dans le suicidaire et la provocation

dans son enseignement :
Paul ne cherche pas franchement à rassurer les chrétiens
Il leur communique la vision la plus élevée, concernant le prix à payer, la vision réaliste et non utopique de la vie chrétienne, celle dont lui a connaissance et dont il a fait dans sa chair l’expérience
Il refuse de minimiser et de parler de la souffrance comme d’un accident ou de son cas comme d’un cas particulier, mais en fait, au contraire, une règle générale pour tous ceux qui visent le même objectif que lui

Comment est-ce que j’envisage la réalité de ma vie avec Christ dans ce monde ? La perspective de la souffrance m’impressionne-t-elle au point de me démobiliser, de me faire reculer et renoncer ? Ne suis-je pas trop souvent à l’écoute de mon corps et de mes petits bobos ?

La souffrance de Paul a mis en valeur :
- la capacité de renouvellement qui est en Dieu
- l’attachement de Paul à Christ et à son Dieu
- la réalité de son fardeau missionnaire
- l’interaction entre notre engagement et la bénédiction de Dieu
- le courage dont l’homme de Dieu, soutenu par Dieu, peut faire preuve
- le secret d’une vie chrétienne victorieuse : avoir signé son arrêt de mort
- son amour, son engagement, sa dévotion dans le service pour les autres
- son honnêteté spirituelle dans l’enseignement qu’il apporte

Mesures pratiques prises pour l’avenir des jeunes églises implantées :

Paul et Barnabas ne pouvant rester indéfiniment avec les églises nouvellement implantées, ils prirent deux mesures destinées à les mettre sur la piste la plus sécurisée possible pour leur avenir : ils choisirent et désignèrent pour chacune d’elles des anciens chargés de veiller à la bonne croissance du troupeau après avoir prié et jeûné, ils les confièrent au Seigneur en qui ils avaient cru

Au vu de la jeunesse de ces églises, du peu de connaissances et de formation des anciens désignés, on peut se poser la question si la façon d’agir de Paul et Barnabas ne paraît pas ici un peu légère et naïve. Humainement vu, oui ! Mais, à long terme et au vu de l’oeuvre globale de Dieu, non ! Car, effectivement, les mesures immédiates prises par les apôtres ne suffirent pas. Les jeunes églises implantées reçurent par la suite la visite de faux docteurs qui faillirent les détourner de la simplicité de l’Evangile qu’elles avaient reçu. Mais la confiance que les apôtres placèrent en Dieu pour elles, ne fut pas pour autant déçues. Les problèmes auxquelles elles firent face furent l’occasion pour l’apôtre de lettres qui furent, par la suite, utiles pour des milliers d’églises et de croyants pour tous les siècles (lettre aux galates). Aussi, Satan, qui a pu voir en ces jeunes pousses des proies faciles, dut-il faire l’expérience une fois de plus que la puissance de Dieu est et reste capable de transformer n’importe quel mal en bien. Aucun de nous, aussi doué soit-il, ne suffit à l’oeuvre de Dieu. Si, pour un temps, notre présence est le moyen de Dieu pour fortifier et affermir les églises, nous ne sommes pas éternels. La fragilité de l’oeuvre de Dieu, et le danger auquel elle est exposée, ne signifie pas pour autant que le malin a toute latitude pour la détruire. Le Seigneur est le premier garant de cette oeuvre et il n’y a rien qu’il ne permette qu’Il puisse ensuite utiliser pour son bien et son avancement général, si ce n’est pour une église locale sur place, pour l’ensemble de son oeuvre. Aussi triste et dramatique la chute d’un serviteur de Dieu ou d’une église soit-elle, elle ne sonne pas la glas de la fin de l’oeuvre de Dieu ou la victoire de l’ennemi. Elle est le moyen d’instruction de Dieu pour ceux qui restent, afin que la défaite vécue par l’un soit leçon de sagesse et de victoire pour tous les autres.

Question : Etant, d’une manière générale, centré à outrance sur l’individu, ne risquons-nous pas de perdre la vue globale de l’oeuvre de Dieu ? A cause de notre vue trop étroite ou restreinte des choses, ne courrons-nous pas le danger de dramatiser à outrance ce qui touche l’un ou l’autre secteur de l’oeuvre de Dieu ? De tout temps, semble-t-il, ce qui est ou a été cause de chute et de faiblesse chez les uns a été cause et sujet d’enseignement pour les autres. Que le Seigneur nous aide ainsi à apprendre pour nous- mêmes les leçons qui sont nécessaires à notre édification de tout ce que nous observons et constatons autour de nous ! Dieu, croyons-le, par sa puissance souveraine, a toujours la capacité de retirer du bon des pires choses pouvant se produire. Il l’a manifesté avec éclat et puissance par la croix. Que ce principe de victoire soit celui par lequel, par-dessus tout, nous regardions et jugions de ce qui se passe aussi bien dans le monde que dans l’oeuvre de Dieu !

Retour à Antioche :

Quittant les endroits où le Seigneur leur avait donné d’implanter une église locale, Paul et Barnabé prirent le chemin du retour vers Antioche d’où ils avaient, par le Saint-Esprit, été envoyé. Dans le résumé de ce retour, 3 points particuliers sont soulignés par Luc :

- sur la route du retour, l’annonce de l’Evangile à Pergé. Même si le but des apôtres est de rentrer, l’annonce de l’Evangile, là où il n’a pas encore été proclamé, reste un impératif et une nécessité. Les apôtres considèrent qu’aucune autre raison que l’ordre du Seigneur n’est nécessaire pour justifier de l’annonce de l’Evangile. Certes, une stratégie, de la prière et de la réflexion ne sont pas inutiles, mais, à défaut, toute opportunité et toute occasion doit être saisie.

- arrivés à Antioche, ils rendent compte de l’oeuvre accomplie, du travail de Dieu, de leurs observations personnelles, confirmant la volonté déjà manifestée de Dieu à travers eux d’ouvrir grande la porte du salut aux non-juifs.

- de retour à Antioche, ils décident de séjourner longtemps sur place dans l’attente de nouvelles directives divines et, sans doute, en vue de resserrer les liens spirituels et fraternels avec leur église d’envoi.

Que Dieu nous donne de nous inspirer en toutes choses de leur exemple, aussi bien dans le zèle que dans le souci de cultiver avec ceux qui nous envoient les liens de la communion.

samedi 20 septembre 2008

Actes 14,8 à 20


Texte biblique

A Lystre, se tenait assis un homme impotent des pieds, boiteux de naissance, et qui n’avait jamais marché. Il écoutait parler Paul. Et Paul, fixant les regards sur lui et voyant qu’il avait la foi pour être guéri, dit d’une voix forte : Lève–toi droit sur tes pieds. Et il se leva d’un bond et marcha. A la vue de ce que Paul avait fait, la foule éleva la voix, et dit en langue lycaonienne : Les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous. Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c’était lui qui portait la parole. Le prêtre de Jupiter, dont le temple était à l’entrée de la ville, amena des taureaux avec des bandelettes vers les portes, et voulait, de même que la foule, offrir un sacrifice. Les apôtres Barnabas et Paul, ayant appris cela, déchirèrent leurs vêtements, et se précipitèrent au milieu de la foule, en s’écriant : O hommes, pourquoi agissez–vous de la sorte ? Nous aussi, nous sommes des hommes de la même nature que vous ; et, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve. Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie. A peine purent–ils, par ces paroles, empêcher la foule de leur offrir un sacrifice. Alors survinrent d’Antioche et d’Icone des Juifs qui gagnèrent la foule, et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. Mais, les disciples l’ayant entouré, il se leva, et entra dans la ville. Le lendemain, il partit pour Derbe avec Barnabas.

Réflexion

Paul et Barnabé à Lystres :

V 8 à 10 : guérison d’un homme impotent :
- v 8 : la situation de cet homme
- v 9 : le critère qui poussa Paul à agir : l’homme écoutait Paul. Paul vit qu’il avait la foi pour être sauvé. Qu’est-ce qui lui fit penser, être certain de cela ? Regard, attention, réceptivité, conviction qui se lisait sur son visage
- v 10 : Paul agit : il prononce d’une voix forte une parole d’autorité il donne un ordre clair, précis en rapport avec la situation de cet homme qui, à ses yeux, représente la porte d’entrée de l’Evangile dans cette nouvelle cité.

Leçons :

- discernons-nous parmi ceux qui nous écoutent, ceux qui sont prêts à croire, prendre au mot la parole que nous leur annonçons ? Quels sont les indices qui nous permettent de reconnaître, dans l’attitude d’une personne, ses sentiments (dispositions) à l’égard de l’Evangile ? Sommes-nous prêts à placer les gens devant le défi de prendre au mot les promesses de l’Evangile ?
- croire, c’est agir ! Chez ceux en qui elle est présente, la foi doit se concrétiser par un acte. La validation de l’évangile passe par une démonstration, une manifestation irréfutable de la puissance qui l’habite et agit par lui.

V 11 à 20 : réactions de la foule et des apôtres :

- v 11 à 13 : la lecture de ce qui vient de se produire par les habitants de Lystres : C’est une mauvaise lecture. Une lecture inspirée par leur arrière-plan religieux. Une lecture marquée par la confusion des rôles : ils identifient les messages de l’Evangile à des divinités incarnées. Ils ne comprennent pas que les apôtres sont des canaux ou des outils de la puissance de Dieu, non des dieux. Une lecture qui aboutit à une confusion dans la conclusion : si la pensée est fausse, les actes qui en découleront ne peuvent être que faux

Leçons :

- Un obstacle fort à la compréhension du message ou du témoignage que l’on veut rendre à Christ se situe dans les présupposés religieux ou philosophiques de nos auditeurs, présupposés qui font qu’ils interprètent complètement différemment le sens de ce que nous voulons leur dire ou démontrer. Cette déformation du sens du message peut venir : d’une compréhension différente du contenu des termes utilisés ou des croyances et des expériences vécues par les personnes

Nous devons, comme les apôtres, réagir à cet état de fait et travailler à nous assurer que nos auditeurs comprennent de la même manière que nous ce que nous leur communiquons et ce dont nous leur témoignons. L’évangélisation ne peut être considérée comme efficace qu’à ce prix !

- v 14 à 18 : réaction des apôtres à la nouvelle de l’interprétation par les gens de Lystres du miracle opéré:
Un sentiment d’horreur dû au fait que le résultat obtenu est exactement à l’inverse de celui recherché.
Une action rapide pour immédiatement couper court à cet élan d’idolâtrie qui, à leurs yeux, leur paraissait une abomination
Une explication de texte aussi bien par le geste que la parole, qui met l’accent sur points :
. pour Paul et Barnabas, le rétablissement de la vérité en ce qui les concerne : ils ne sont pas des dieux incarnés, mais des hommes comme tous les autres
. en ce qui concerne l’Evangile, la nécessité d’un changement de paradigme. L’Evangile est incompatible avec le polythéisme et l’idolâtrie. Il est, par le Dieu unique et créateur qu’Il révèle, la fin de la foi aux dieux de la mythologie, incarnation des puissances de la nature.

Leçon : Suis-je aussi horrifié que les apôtres par le fait qu’on puisse m’attribuer une gloire qui revient à Dieu ? Suis-je aussi soucieux qu’eux de ne pas dépasser les limites de ma place, d’être mis au même rang que les autres et de faire en sorte que c’est à Dieu seul qu’on attribue le mérite des bienfaits dont je peux, par sa grâce, être le canal pour d’autres ?

- v 19 et 20 : persécution : Comme Saul le pratiquait en son temps, des juifs, jaloux du succès et de l’impact qu’avaient Paul et Barnabas sur les foules par leur témoignage, vinrent d’Antioche et d’Iconium pour retourner la population contre eux et, ainsi, stopper net l’avance de l’Evangile à Lystres. L’apôtre Paul fait ainsi l’expérience de ce que subissaient en leur temps les victimes de la violence et de la haine de Saul, preuve, s’il en faut, du fait que Saul n’existe plus, mais que c’est Paul qui vit désormais. Bien plus, Paul n’est pas seulement l’objet de la haine de ses anciens coreligionnaires. Il subit également le châtiment vécu par le premier martyr de la foi, châtiment auquel il avait apporté sa caution et son approbation : la lapidation. Une lapidation qui n’est pas fictive puisque, de l’avis de ses ennemis, elle laisse l’apôtre mort et exsangue. La grâce de Dieu va cependant en décider autrement, elle qui fera que, suite à la prière et aux bons soins des disciples, Paul se relèvera, indemne de tout grand mal et pourra ainsi poursuivre son ministère.

Leçon : C’est la preuve d’une véritable conversion et d’un véritable changement de camp quand celui qui s’opposait au christianisme se retrouve dans la position de ceux qu’il combattait autrefois Il est de la pédagogie de Dieu de faire parfois subir, à ceux qui ont été les auteurs de grands maux contre les saints, les mêmes maux qu’ils leur ont fait subir autrefois (les frères de Joseph). ce que vit Paul ici est une façon pour lui de "regimber contre les aiguillons". C’est parfois dans le cadre d’une grande souffrance que se manifestent le plus grands miracles de la grâce de Dieu.

Que le Seigneur nous donne de comprendre le prix attaché au fait d’être Ses disciples. Qu’Il nous délivre de la conception naïve et puérile de la vie chrétienne nous faisant croire qu’être avec Lui, proche de Lui, béni par Lui équivaut à une vie heureuse, sans souffrance ou contrariété. la souffrance est le plat principal annoncé par le Seigneur au menu de la nouvelle vie de l’apôtre. Si elle ne l’est pas dans notre vie, que Dieu nous garde de l’écarter au point de penser qu’elle n’y sera pas du tout. Que notre désir soit de Le servir et Lui être fidèle en toutes circonstances !

jeudi 18 septembre 2008

Actes 14,1 à 7


Texte biblique

A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent. Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères. Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles. La population de la ville se divisa: les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres. Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider, Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour. Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle.

Réflexion biblique

Iconium :

Arrivé à Iconium, Paul et Barnabas renouvelèrent l’opération effectuée à Antioche. Ils se rendirent en premier à la synagogue pour, selon leurs coutumes, rencontrer le peuple à priori le plus préparé à recevoir et entendre leur message, le peuple de Dieu. Du récit de cette mission à Iconium, Luc souligne quelques points prêtant à réflexion :

1. Suite au témoignage et à l’enseignement donné par Paul et Barnabas un grand nombre de juifs et de grecs crurent au Seigneur. Leur adhésion dans la foi à Christ est, selon Luc, due à la combinaison heureuse de plusieurs éléments :

- la façon de parler des apôtres : v 1. Si c’est par le Saint-Esprit que se fait l’oeuvre de Dieu dans les coeurs, nous aurions tort de minimiser cet élément. En tant qu’héraut de Dieu, nous avons notre part à jouer. L’action du Saint-Esprit dans les coeurs sera d’autant plus efficace si elle repose sur une prédication bibliquement fondée, convaincante et adaptée au public à laquelle elle s’adresse. S’il ne peut sauver, dans la pensée de Dieu, le prédicateur compte; car, il est, dans la main du Seigneur, comme le stylo par lequel le message qu’Il veut adresser, est écrit. Fais-je tout ce qui doit être fait pour que le message que je suis chargé de transmettre soit le plus clair possible pour ceux qui l’entendent ?

- l’action puissante du Saint-Esprit rendant témoignage et confirmant, par de multiples signes, la parole annoncée : Hébr 2,4. Là encore, ces signes s’opéraient par la main des apôtres, véritables canaux de la puissance de Dieu. Que le Seigneur, dans Sa souveraineté, veuille aussi appuyer la prédication de Sa parole dans nos vies par l’action puissante de Son Esprit. C’est là aussi notre prière !

2. Après le temps du témoignage, vient, comme toujours, le temps d’ l’opposition, puis celui du danger obligeant au départ et au repli vers d’autres lieux. Le même scénario, une fois de plus, se répète. L’opposition est suscitée d’abord par les juifs qui, par jalousie, mobilise les païens pour contraindre les apôtres à fuir. Le départ n’est cependant pas une défaite, puisque partout où ils passent, ils laissent dans le lieu qu’ils quittent une communauté vivante, nouvelle, un témoignage de Christ. Puisse le Seigneur nous donner la joie d’un tel fruit partout où Il nous envoie en France annoncer Son nom !