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vendredi 3 octobre 2008

Actes 16,35 à 40


Texte biblique

Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs pour dire au geôlier : Relâche ces hommes. Et le geôlier annonça la chose à Paul : Les préteurs ont envoyé dire qu’on vous relâchât ; maintenant donc sortez, et allez en paix. Mais Paul dit aux licteurs: Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi. Qu’ils viennent eux–mêmes nous mettre en liberté. Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant qu’ils étaient Romains. Ils vinrent les apaiser, et ils les mirent en liberté, en les priant de quitter la ville. Quand ils furent sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils partirent.

Réflexion

Sortie de prison :

Constatant sans nul doute l’illégitimité de la décision d’emprisonnement prise contre les apôtres, décision visant davantage l’apaisement des esprits surchauffés contre eux que le service réel de la justice, les magistrats décidèrent le jour venu de les relâcher. Les évènements survenus la nuit y contribuèrent-ils ? L’état de la prison l’imposa-t-il ? Quoi qu’il en soit, le seul fait de cette prise de décision suffit à démontrer la prise de conscience chez les magistrats de l’injustice de leur arrêt pris la veille contre eux.

On pourrait penser que le fait pour Paul de vivre un dénouement heureux et rapide à la situation puisse le satisfaire et l’amener à louer Dieu et à se réjouir en Lui pour Son intervention. Il n’en est rien. Contrairement à ce qui nous semble être l’habitude dans son attitude, Paul ici va demander que, d’une certaine manière, justice soit faite et ses droits reconnus. L’on va donc assister à cette scène étonnante dans laquelle on voit un prisonnier, informé de la décision de sa libération, refuser de s’y soumettre pour que justice soit rendue.

L’attitude de Paul est pleine d’instruction sur un point sur lequel nous aurions, de façon charnelle, fort tendance à ressembler aux licteurs et aux magistrats. N’agissons-nous pas ainsi de la même manière, lorsque, emporté par la colère, nous avons réagi de manière rapide et injuste contre notre prochain ? Réalisant après coup notre erreur, nous cherchons à réparer la situation en redonnant à l’autre de pouvoir entrer de nouveau dans ses droits sans pour autant que nous ayons à reconnaître notre faute devant lui. Paul ne se satisfait pas de cette réparation partielle. Il a raison. La justice pour être satisfaite exige que toute la lumière soit faite sur la situation. Il ne nous suffit pas, pour être juste envers notre frère contre qui nous avons péché, de lui redonner sa liberté et de le rétablir dans son bon droit. Il nous faut aussi de notre côté reconnaître l’injustice de notre attitude et de notre réaction passées à son endroit. C’est la démarche qu’exigera que soit entreprise Paul à son égard, démarche qui obligera les responsables de la décision d’emprisonnement prise contre lui à se déplacer eux-mêmes au lieu de se faire représenter auprès des apôtres.

L’attitude de Paul nous encourage également, face aux injustices dont nous pouvons être l’objet de la part des garants de l’ordre et de l’autorité, à user, quand c’est possible, aussi de la loi pour faire prévaloir nos droits. La loi est pour tous et s’applique à tous, et non seulement aux administrés.

Que le Seigneur me garde de cette pratique courante d’une repentance rapide et bon marché qui nous coûte le minimum de frais de réparation. Le Christ a payé une note très salée pour que nous puissions trouver de nouveau grâce aux yeux du Père envers qui nous avions péché. Que son exemple nous incite à ne pas être léger et superficiel, mais sincère et entier dans toutes nos démarches dans ce sens !

jeudi 2 octobre 2008

Actes 16,27 à 34


Texte biblique

Le geôlier se réveilla, et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis. Mais Paul cria d’une voix forte : Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut–il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu.

Réflexion

Conversion du geôlier :

Bonté et compassion de Dieu : Certes, ce sont d’abord Paul et Silas qui sont ici l’objet de l’action puissante et miraculeuse de Dieu. Le Seigneur manifeste de façon puissante Son parti pris et Son soutien envers Ses serviteurs. Mais ils ne sont pas les seuls à en bénéficier. La délivrance miraculeuse dont sont l’objet Paul et Silas bénéficie également :

- Aux autres prisonniers : les portes de la prison s’ouvrent et tous sont libérés de leurs chaînes. Le méritaient-ils ? N’y avait-il pas parmi les détenus des prisonniers dont la captivité était justifiée ? Très certainement ! Lorsque la grâce de Dieu agit, elle ne fait pas de différence entre ceux qui en sont l’objet. Tous peuvent être bénéficiaires de ses bienfaits

- Au geôlier : il est au centre du récit. Plusieurs choses sont à dire ici à son sujet illustrant les bienfaits, la puissance et la portée de la grâce de Dieu :

1. Avant l’intervention de Dieu, un mur de séparation épais séparait le geôlier des détenus. Les portes ouvertes, les liens défaits, gardien et prisonniers se retrouvent ensemble dans la même situation : il n’y a plus d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Tous se retrouvent à égalité et placés devant Dieu. Paul concrétisera cette réalité spirituelle plus tard par des mots explicites : en Jésus-Christ, il n’y a plus ni Juifs, ni Grec, ni esclave, ni homme libre. Tous sont un : Galates 3,28.

2. Il ne sera pas dit que le bien que Dieu fait à une personne porte préjudice à une autre. Pensant que les prisonniers s’étaient évadés, le geôlier était sur le point de se supprimer. Il savait combien les mesures de rétorsion envers ceux qui manquaient à leurs devoirs étaient sévères dans l’empire romain. Paul le coupe, l’arrête dans son dessein et le sauve de son geste fatal et meurtrier. Il n’y a que du côté de Satan que la vie humaine n’a pas de prix (voir le massacre des enfants au temps d’Hérode et de Moïse). Pour détruire une personne qui gêne, on est prêt à en sacrifier, sans gêne aucune, 1 000 autres anonymes. Pour Dieu, la vie de chacun est précieuse. L’âme du geôlier a autant de valeur que celle de Paul, Silas ou les autres prisonniers. C’est pourquoi il ne mourra pas, ce qui aurait porté une ombre terrible au tableau magnifique de la grâce en la circonstance.

3. Non seulement, le geôlier aura la vie physique sauve, mais, en cette nuit même, il va passer des ténèbres à la lumière. Deux témoignages puissants l’ont amené à poser à Paul et Silas la question centrale de son salut : la semence laissée dans son coeur par le témoignage rendu par Paul et Silas à l’amour de Dieu; l’intervention puissante de Dieu en faveur de Ses serviteurs. Lorsque l’action de Dieu se conjugue ou se greffe sur un témoignage humain puissant rendu à sa gloire, elle véhicule une puissance d’attraction et de conviction irrésistible sur les consciences. Venu à Philippes pour évangéliser, Paul et Silas ne pensaient sans doute pas que c’était dans la cellule où leurs adversaires les avaient jetés qu’ils rencontreraient l’un des futurs piliers de l’église qu’ils étaient venus implanter. Que le Seigneur nous aide, par leur exemple, à ne pas préjuger des choses, mais à nous attendre à Lui et à nous reposer sur Lui et dans Sa sagesse en toutes circonstances.

mercredi 1 octobre 2008

Actes 16,35-36


Texte biblique

Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus.

Réflexion

Délivrance et conversion du geôlier :

Contexte de l’intervention miraculeuse de Dieu :

v 25 : l’état d’esprit de Paul et Silas suite à ce qui leur est arrivé :

- ni découragement, ni abattement mais recherche de la présence de Dieu, de Sa force, de Son appui par la prière. Paul et Silas nous rappellent que, quelle que soit la nature des difficultés que nous traversons, la présence de Dieu est ce dont nous avons par-dessus tout besoin. Les afflictions qui touchent notre être extérieur (le corps) n’ont le pouvoir d’affecter notre être intérieur que lorsque celui-ci est séparé de Dieu. C’est de notre relation avec Dieu d’abord que dépend l’état de notre moral et notre bonne santé d’âme, quelles que soient les circonstances.

- louange à Dieu et expression de joie : la joie de Paul et Silas n’est pas fictive ou figurée. Elle est l’expression de leur confiance et de la consolation spirituelle qu’ils ressentent dans la situation. Elle est aussi l’accomplissement de la promesse faite par le Seigneur à tous ceux qui devraient souffrir à cause de Son nom : Matthieu 5,11-12.

- être des témoins au milieu des autres détenus : être un témoin de Dieu (ou de Christ), c’est révéler aux autres la puissance de vie qui se trouve en Lui au travers de notre vécu. Or, aucune circonstance ne le permet mieux que l’adversité. C’est par la différence d’état d’esprit par laquelle Paul et Silas se distingueront des autres prisonniers que Christ sera magnifié dans leurs vies. L’adversité n’aura servi qu’à mettre mieux en évidence le trésor contenu dans les vases de terre de leurs vies.

Que le Seigneur nous aide comme eux, en toutes choses, à nous concentrer sur Lui plus que sur tout le reste : nous-mêmes, notre situation, les circonstances. Enraciné et établi en Lui, nous avons par sa présence tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété. Ce n’est ni la prison, ni les coups, ni la persécution qui peuvent nous séparer de Dieu, mais d’abord le péché. Que le Seigneur m’aide à me souvenir que le péché que je commets cause plus de dégâts à ma vie que tout ce que, par ailleurs, on peut de l’extérieur me faire de mal.

v 26 : l’action de Dieu en faveur de Paul et Silas est la réponse de Celui-ci au témoignage rendu par eux à Sa gloire par leur attitude. Paul et Silas magnifiant Dieu dans leur circonstance, il était impossible à Dieu de ne pas magnifier le témoignage rendu à Sa gloire. Le tremblement de terre secouant les fondations de la prison et, par la suite, libérant les prisonniers, était la signature de Dieu sur le témoignage rendu à Sa gloire par les deux hommes. L’oeuvre de Dieu à travers nos vies est le résultat de la combinaison de notre attitude dans les circonstances et de la manifestation de la solidarité de Dieu avec le témoignage rendu à Sa gloire par ce moyen. Que le Seigneur me donne d’être pleinement en phase avec Lui pour qu’Il ait toute liberté d’agir pour moi et à travers moi.

mardi 30 septembre 2008

Actes 16,16 à 24


Texte biblique

Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au–devant de nous, et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très–Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Jésus–Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même. Les maîtres de la servante, voyant disparaître l’espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique devant les magistrats. Ils les présentèrent aux préteurs, en disant : Ces hommes troublent notre ville ; (16–21) ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu’il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains. La foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu’on les battît de verges. Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds.

Réflexion

Arrestation et emprisonnement de Paul et Silas :

La libération de la servante de l’esprit de divination qui l’habitait ne plut pas à tous, en particulier à ses maîtres qui tiraient profit du don de leur employé. Furieux contre les apôtres, les maîtres de la servante se saisirent de Paul et Silas, considérés comme responsables, et les traînèrent devant les tribunaux. Sans aucun recul, les magistrats ordonnèrent qu’ils soient dépouillés de leurs vêtements, frappés et jetés en prison.

Applications :

1. Dans cette histoire, à nul moment on ne trouve quoi que ce soit comme trace de considération envers la servante doublement exploitée par l’esprit mauvais sur le plan spirituel et par ses maîtres sur le plan social. Espérons que, si aux yeux de son entourage, l’intervention de Paul ait une connotation négative, dans son coeur de femme exploitée il en soit tout autrement et que, jusqu’au bout, elle ait fait l’expérience de la libération que l’on trouve en Christ.

2. Les raisons de l’opposition rencontrée par les croyants dans les différents lieux où elle se manifeste ne tiennent pas toujours à des raisons d’ordre purement spirituelles ou philosophiques. Ici ce sont très clairement des raisons financières qui en sont la cause, le religieux n’étant qu’un alibi avancé devant la justice pour justifier l’action répressive. Ne nous y trompons pas : dans beaucoup de cas, des motivations d’ordre mercantile se cachent souvent derrière les raisons avancées pour justifier la répression contre les croyants

3. Drôle de justice que celle à laquelle ont été confrontés Paul et Silas qui ne prend le temps ni pour l’examen des faits, ni pour l’audition des accusés, mais qui, sur la base de l’accusation seulement, condamne. Les apôtres ont ici part, dans l’un de ses aspects, à la communion des souffrances de leur Sauveur qui, Lui aussi, au terme d’un procès bâclé, s’est vu condamner sans appel possible par les autorités. Si nous devons la rechercher pour la défense de nos intérêts, nous ne devons pas être autrement surpris, en tant que disciples du Christ crucifié et rejeté, de voir la justice humaine nous condamner sans raison. Cette réalité fait aussi partie de notre croix à porter.

lundi 29 septembre 2008

Actes 16,11 à 15


Texte biblique

Etant partis de Troas, nous fîmes voile directement vers la Samothrace, et le lendemain nous débarquâmes à Néapolis. De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d’un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies. L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul. Lorsqu’elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez–y. Et elle nous pressa par ses instances.

Réflexion

Conversion de Lydie à Philippes :

Répondant à l’appel de Dieu reçu en vision, Paul et toute son équipe quittèrent l’Asie pour l’Europe. Débarqués sur ce nouveau continent, ils optèrent de se rendre dans la première ville du district, la ville de Philippes qui était une colonie romaine. La stratégie consistant à se rendre dans les lieux stratégiques des régions, les villes, lieux de concentration majeure de population, sera désormais le principe suivi par Paul dans son travail missionnaire.

Arrivé dans la ville, Paul et son équipe opteront pour un 2ème principe : celui de se rendre en priorité dans le lieu le plus susceptible de le faire rencontrer des craignant Dieu. En tant qu’évangéliste, Paul ne vise pas d’abord la difficulté. Il cherche le chemin qui lui permettra au plus vite d’atteindre son but. Il cherche à construire là où un fondement existe déjà au lieu d’oeuvrer là où il n’existe pas (ce qu’il fera aussi plus tard à Athènes). Son choix est vite récompensé par une rencontre heureuse : celle d’une femme de la ville nommée Lydie, craignant Dieu, à qui le Seigneur ouvrit le coeur pour qu’elle comprenne le message prêché par Paul.

La conversion de Lydie est la démonstration vivante du principe qui, partout, sous-tend l’oeuvre de Dieu : une oeuvre qui est le résultat de la combinaison savante et de la collaboration étroite entre Dieu et Ses serviteurs. Ainsi, si c’est Dieu qui a révélé par une vision le lieu où devait se rendre Paul, sur place, c’est la réflexion de Paul et de son équipe qui les a conduit à se rendre à Philippes, puis au lieu où ils rencontreraient des personnes préparées à recevoir leur témoignage. De même, si c’est le Saint-Esprit qui a ouvert le coeur de Lydie, Il le fit grâce à l’enseignement prodigué par l’apôtre. Nous ne sommes pas Dieu pour changer le coeur des hommes, mais ouvriers avec Dieu pour Lui permettre, à travers nous, de faire cette oeuvre. Que le Seigneur me conduise dans cette sainte collaboration qu’Il désire bâtir entre nous et Lui !

Résumé des étapes du parcours de Paul de l’Asie à l’Europe :

1ère étape : révélation de la volonté de Dieu par une vision : Paul et son équipe sont en route vers la province d’Asie pour annoncer l’Evangile. Ils font face à plusieurs obstacles qui les empêchent de se rendre là où ils l’avaient projeté. Pendant une nuit, Dieu révèle à Paul dans une vision quelle est Sa pensée pour leur mission. Paul comprend, partage et décision est prise par l’équipe de quitter l’Asie pour l’Europe

Application : c’est lorsque nous sommes en route pour obéir à Sa Parole et Sa volonté que nous nous trouvons dans les conditions requises pour être orienté par le Seigneur vers le lieu, l’endroit où Il nous veut. Les portes fermées de Dieu sont les moyens qu’Il utilise pour nous conduire vers celle qui est ouverte

2ème étape : choix stratégiques de Paul et son équipe. La volonté de Dieu connue, c’est sur la base de leur logique et de leur réflexion que, sur place, se font les choix stratégiques qui orientent l’action missionnaire : choix de la ville, de la méthode d’évangélisation (de l’approche) et du lieu où se rendre pour rencontrer les personnes ouvertes. Le Seigneur bénit l’action menée en donnant à Paul et son équipe de récolter leur premier fruit sur la terre européenne en la personne de Lydie.

Application : les grandes lignes de la volonté de Dieu connue, le Seigneur nous accompagne ensuite dans notre façon de penser pour mettre en oeuvre l’ordre et la mission qu’Il nous a confié. Il y a dans la stratégie missionnaire des choses qui ne relèvent que de Dieu et d’autres qui, sous Sa conduite et Son inspiration, nous reviennent.

3ème étape : la maison de Lydie, premier pied-à-terre de l’équipe missionnaire et de l’Eglise sur place. Lydie convertie, se fait immédiatement baptisée, puis propose d’elle-même de recevoir et d’héberger Paul et son équipe. Sa maison devient le QG et la base d’opération, le pied-à-terre à partir duquel l’équipe missionnaire (et le Seigneur à travers elle) va poursuivre Son oeuvre et Son opération !

Application : l’oeuvre de Dieu se construit, non seulement au travers d’actions menées, mais surtout au travers de personnes-clés. Les maisons des convertis deviennent autant de bases d’opérations que de pied-à-terre pour l’oeuvre de Dieu.

Que le Seigneur nous donne de pouvoir aller de l’avant, ainsi conduit et dirigé par Lui !

dimanche 28 septembre 2008

Acters 16,6 à 10


Texte biblique

Ayant été empêchés par le Saint–Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours–nous ! Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.

Réflexion

Orientation stratégique pour l’oeuvre de Dieu :

Le premier voyage missionnaire de Paul fut l’occasion pour les païens, à grande envergure, d’entendre l’Evangile, de croire en Christ, se tourner vers Lui pour leur salut, et, pour l’Eglise, de s’implanter solidement hors du territoire juif. A l’aube du second voyage missionnaire, la direction de Dieu pour la suite des opérations se fait plus précise. Aussi, la stratégie adoptée par Paul est davantage le résultat d’un veto et d’une révélation que le produit d’une réflexion et d’une décision humaines. Le témoignage de ce que Paul et son équipe ont vécu ici est plein d’instructions pour nous. Il nous enseigne :

1. à être sensible aux obstacles, impossibilités que Dieu met sur notre chemin. Dieu dirige autant Son oeuvre au travers de portes fermées que de portes ouvertes. Les empêchements de dernière minute sont souvent des obstacles mis par Dieu sur notre chemin pour nous barrer la route et nous fermer la voie vers des directions qu’Il ne désire pas nous voir prendre.

2. à ne rien faire qui ne soit forcé pour atteindre le but que nous nous sommes fixés. Rappelons-nous toujours que c’est le Seigneur qui est le Maître de la moisson, le Directeur de l’oeuvre, et non nous-mêmes. Le passage en force de nos idées, opinions, buts n’est jamais le moyen par lequel Dieu veut nous voir agir. Rappelons-nous que, pour atteindre Ses buts avec nous, Dieu n’a besoin ni de notre aide, ni de notre coup de pouce.

3. à être réceptif aux indications de Dieu pour nous orienter. Sachons que c’est le désir de Dieu, plus que le nôtre encore, de nous conduire dans la voie qu’Il a choisie et préparée pour nous. Aussi faisons Lui confiance pour nous conduire et nous guider, au moment où Il le voudra, dans la voie qu’Il a choisi pour nous. Il sait ce dont nous avons besoin et Il le fera !

Réflexions sur la façon avec laquelle Dieu révéla Sa volonté pour la mission qui devait être celle de Paul et son équipe. Cette révélation de la volonté de Dieu se fit :

Pendant la nuit : au moment où tout est calme, où l’esprit est en repos. Ces moments de repos et de silence ne sont-ils pas les meilleurs pour Dieu pour faire entendre Sa voix et nous communiquer le message qu’Il veut nous faire entendre. Nous ne pouvons organiser parfaitement le moment où Dieu va se révéler à nous et nous parler de façon irréfutable. Mais l’indication du moment où Dieu se révéla à Paul est significatif de la période et des circonstances qui sont, à Ses yeux, les plus appropriées pour le faire

Paul : c’est à Paul, le leader de l’équipe, que Dieu s’adresse. Dieu choisit toujours la voie de la tête (l’autorité) pour guider le corps (l’organisme, ici l’équipe). Dieu est logique avec ce qu’Il met en œuvre : c’est à ceux à qui il a confié un ministère de direction que Dieu communique Ses directives.

Paul eut une vision : une révélation surnaturelle. Il y a toujours, même si la forme diffère, une révélation, un élément de nature surnaturelle dans la façon avec laquelle, dans les lignes importantes de l’œuvre à laquelle Il nous appelle, Dieu communique Sa pensée. Les responsables d’œuvres n’ont à ce sujet pas d’inquiétude à avoir. Le Seigneur veut que la connaissance de Sa volonté et de Ses desseins soient sans ambiguïté pour eux, et Il fera tout ce qui est nécessaire pour que cela le soit.

Un Macédonien : Paul a identifié clairement d’où venait l’appel. Dieu n’est jamais imprécis dans ce qu’Il nous demande de faire. Au contraire ! Avec l’ordre de la mission, Dieu nous donne aussi le contenu, la direction et la définition précise du lieu où Il veut nous voir agir.

Les éléments rassemblés, la conclusion s’impose d’elle-même à tous et fait l’unanimité. C’est par un faisceau de preuves et non de manière hasardeuse que le Seigneur cherche à nous conduire, de manière précise, dans les voies qu’Il trace pour nous. Dieu a le souci que nous entrions, non dans les œuvres que nous pensons bien de devoir faire, mais dans celles qu’Il a préparées pour nous. Puissions-nous être suffisamment réceptifs pour être à l’écoute de Sa voix !

samedi 27 septembre 2008

Actes 16,1 à 5


Texte biblique

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec. Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage. Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux–là, car tous savaient que son père était grec. En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem. Les Eglises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

Réflexion

Timothée :

Retour de Paul accompagné de Silas dans les églises fondées lors du premier voyage missionnaire.
But : transmettre la décision prise à Jérusalem
Décision appelée à mettre un terme à la polémique soulevée par les judaïsants
Décision appelée à poser les bases spirituelles de l’unité entre les églises d’arrière-plan juif et païen.

La force d’une décision : elle est le socle à partir de laquelle l’édifice, l’architecture d’une structure peut s’édifier. Tout dans la vie et l’orientation que prennent les choses débute par une décision. La décision est l’expression du choix intérieur pris; elle est l’outil de la volonté, le moyen par lequel la volonté met en oeuvre le choix opté. La décision étant à la genèse de tous nos actes, elle est dans notre vie le domaine par excellence de la prise de responsabilité. C’est à partir des décisions que nous prenons que, devant Dieu, nous devenons responsables, donc redevables de nos choix. Toute décision pèse que ce soit sur la vie de celui qui la prend ou de ceux qu’elle concerne. Aucune n’est légère et ne doit être prise comme telle. Notons cependant qu’une non-décision en est aussi une. C’est la décision de ne pas décider.

De retour à Lystres et à Derbe, Paul n’eut pas que des devoirs à accomplir. Il eut aussi la joie de récolter un fruit de son travail, fruit pour lequel, dans son esprit, toutes les souffrances du monde valaient la peine, un fruit qui avait pour nom Timothée. En plus de l’aide, de l’apport et de la joie que sera Timothée pour l’apôtre, il est aussi, en rapport avec la souffrance, une réponse à la raison pour laquelle la souffrance faisait partie du programme de Dieu pour lui. N’est-elle pas le berceau dans lequel naissent les oeuvres et les ouvriers les plus valeureux de Dieu ? Il semble ainsi que la souffrance soit la condition inséparable du commencement des oeuvres de Dieu les plus fameuses : pensons à Christ, Sa croix, l’opposition vécue par Lui toute sa vie, Moïse...

Critères retenus par Paul pour prendre Timothée avec lui :

- Il était un disciple
- de qui les frères rendaient un bon témoignage