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lundi 11 août 2008

Actes 4,32 à 37

Texte biblique

La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin. Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu’il possédait, apporta l’argent, et le déposa aux pieds des apôtres.

Réflexion

Esprit communautaire de l’église primitive :

La persécution n’eut pas que pour effet d’amener les chrétien à être fortifiés par l’Esprit pour annoncer la Parole avec plus d’assurance. Elle souda la communauté en un bloc solide. Elle unifia les volontés en un ensemble tel que les individualités n’existèrent et ne vécurent plus que dans l’objectif du bien communautaire. Illustration nous est donnée ici par l’attitude nouvelle dont chacun faisait preuve à l’égard de ses biens. L’esprit de partage était tel, dit Luc, que la notion de propriété disparut complètement de la pensée des disciples. Christ ayant racheté chacun, chacun considérait que plus rien ne lui appartenait. Tout était à Christ, disponible également pour l’Eglise qui est Son corps. Ce dépouillement de la propriété individuelle n’était pas seulement une vue de l’esprit. Il se traduisait concrètement par la vente des terres ou des biens qui appartenaient aux croyants et la mise à disposition, pour les besoins de l’Eglise, aux apôtres des sommes ainsi récoltées. Sans doute, cette dimension du partage a-t-elle été fondamentale dans l’impact, l’organisation, la naissance et le développement de la communauté. Tout projet passe par le don de soi, de sa personne, mais aussi de ses biens pour sa réalisation. La relation que nous avons avec Dieu est interactive. Ses possibilités passent aussi par nos moyens. Il l’a voulu ainsi.

Puissions-nous être des exemples de générosité, d’investissement personnel, de consécration à Son oeuvre et Sa cause, comme l’a été Barnabas, cité ici comme bel exemple de cet esprit communautaire caractérisant la vie de l’Eglise. Prends ma vie, elle est à Toi : Tu as tout donné pour moi... La réponse dont ma vie témoigne est-elle à la hauteur du don fait par Dieu dans Son amour dans la Personne de Son Fils ? Pardonne, ô Dieu, trop souvent ma tiédeur et mes insuffisances !

dimanche 10 août 2008

Actes 4,23 à 31


Texte biblique

Après avoir été relâchés, ils allèrent vers les leurs, et racontèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. Lorsqu’ils l’eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix tous ensemble, et dirent : Seigneur, toi qui as fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve, c’est toi qui as dit par le Saint–Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David : Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Et ces vaines pensées parmi les peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, Et les princes se sont ligués Contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël,2 pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d’avance. Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus. Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint–Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.

Réflexion

Rapport de Pierre et de Jean à la communauté :

Aussitôt relâchés, Pierre et Jean se rendirent auprès de leurs frères pour leur raconter ce que les grands-prêtres et les anciens du peuple leur avaient dit. Ils considéraient en effet que l’interdiction qui leur avait été stipulée ne les concernait pas seulement, mais toute la communauté. Il en est de même aujourd’hui. Au travers des violences ou des menaces faites à l’un de ses membres, c’est à la communauté toute entière que les responsables religieux ou politiques d’une nation adressent un message. C’est à elle donc qu’il revient, d’un seul coeur et d’une seule voix, de prendre une position spirituelle à ce sujet.

La communauté informée ne tarda pas à réagir. Loin de se laisser intimidée, elle fit ce qu’il convenait de faire dans la circonstance : prier. Pas cependant de n’importe quelle manière. Loin d’être l’expression d’une pleurnicherie, la prière de l’Eglise ici est un modèle du genre. On y trouve :

- le socle d’une solide connaissance de Dieu. Ce qui détermine la position intérieure des disciples dans la circonstance n’est pas d’abord la force de la coalition et de l’opposition à laquelle ils ont à faire face, mais le roc solide de leur foi en la souveraineté et la toute-puissance de Dieu.

- une référence à la Parole de Dieu. Rien de ce que nous pouvons vivre n’est nouveau. Il y a toujours dans la Parole de Dieu un passage, une circonstance, une parole qui s’applique et fait écho à ce que nous pouvons connaître. C’est sur elle que, guidés par le Saint-Esprit, nous pouvons bâtir ou ancrer notre prière et notre demande à Dieu.

- une juste vision de la réalité. Armés de leur foi en la toute-puissance de Dieu, fortifiés par Sa Parole, les disciples de Christ ne réagissent pas pour autant de façon outrancière. Oui ! Le danger, les menaces et l’opposition sont réels. Non ! Ils ne vont pas pour autant plier l’échine, se soumettre et quitter le terrain de la vocation missionnaire de témoignage que le Seigneur leur a assigné. Ils prient donc Dieu, dans la situation, de les soutenir et d’appuyer leur démarche en confirmant par divers signes et prodiges le témoignage rendu à Son nom.

La réponse de Dieu ne se fit pas attendre. Leur prière à peine formulée, le lieu où ils se tenaient ensemble se mit à trembler. Si la crainte jusque là menaçait de les paralyser et de museler leurs paroles, tous furent à nouveau remplis d’Esprit Saint et annoncèrent la parole de Dieu avec assurance. Si, en effet, Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ?

samedi 9 août 2008

Actes 4,5 à 22


Texte biblique

Le lendemain, les chefs du peuple, les anciens et les scribes, s’assemblèrent à Jérusalem, avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. Ils firent placer au milieu d’eux Pierre et Jean, et leur demandèrent : Par quel pouvoir, ou au nom de qui avez–vous fait cela ? Alors Pierre, rempli du Saint–Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un homme malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez–le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus–Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction ; et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus. Mais comme ils voyaient là près d’eux l’homme qui avait été guéri, ils n’avaient rien à répliquer. Ils leur ordonnèrent de sortir du sanhédrin, et ils délibérèrent entre eux, disant : Que ferons–nous à ces hommes ? Car il est manifeste pour tous les habitants de Jérusalem qu’un miracle signalé a été accompli par eux, et nous ne pouvons pas le nier. Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons–leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom–là. Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. Ils leur firent de nouvelles menaces, et les relâchèrent, ne sachant comment les punir, à cause du peuple, parce que tous glorifiaient Dieu de ce qui était arrivé. Car l’homme qui avait été l’objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans.

Réflexion

Discours de Pierre et Jean devant le sanhédrin :

Le lendemain de leur arrestation, tous les principaux chefs des juifs convoquèrent Pierre et Jean pour les entendre et les interroger au sujet de ce qui s’était passé la veille dans le Temple. Cette convocation des deux disciples de Christ par les plus hauts dignitaires religieux du moment souligne l’importance à leurs yeux de l’évènement. Elle les renvoie en même temps à un passé très proche, au cas Jésus dont ils pensaient bien se débarrasser par la mort. Pour eux, bien que mort, Jésus, en fait n’avait peut-être jamais été aussi vivant et présent. Plus le temps passait, plus les signes et les preuves évidentes de sa présence s’accumulaient contre eux. Ce fut d’abord, immédiatement après la crucifixion, la résurrection et le tombeau vide constaté. Puis maintenant la conversion et l’adhésion au témoignage rendu à Christ par Ses apôtres de 3 000 juifs. Enfin ici, la guérison prouvée d’un boiteux reconnu comme tel par tous, au nom du Christ-Jésus, par les mêmes disciples. Et, comme si cela ne suffisait pas, le témoignage accusateur à leur encontre et plein d’assurance de Pierre, un homme sans instruction, à Son sujet. Un témoignage court mais sans ambiguïté qui, en 3 points, met, au sujet de Jésus, les responsables juifs au coeur de la problématique qui se pose désormais à eux :

1) Oui ! C’est par le nom de Jésus de Nazareth qu’ils ont crucifié et que Dieu a ressuscité que le boiteux assis à la Belle porte à été guéri.

2) Jésus est, selon les prophéties faites à Son sujet, la pierre principale rejetée par les constructeurs, mais choisie et précieuse devant Dieu. Il y a désormais opposition entre l’oeuvre, la maison que les chefs juifs construisent pour Dieu, et celle que par le Christ, Il veut désormais construire.

3) Jésus n’est pas seulement le Sauveur des juifs, mais le seul nom donné sous les cieux parmi les humains, par lequel nous pouvons être sauvé. Il est ainsi l’accomplissement de la prophétie faite à Abraham, selon laquelle par lui toutes les nations de la terre seront bénies.

La prédication de Pierre si simple est chargée du poids de tant de vérités connues par ses auditeurs qu’elle ne peut que faire mouche. Ajoutée à cela la présence du boiteux guéri, ses contradicteurs n’ont, après délibération, comme arme que l’ordre de la censure à leur opposer. L’imposition du silence est la seule arme qui reste à ceux qui refusent l’évidence de la vérité s’imposant à eux. Un ordre au sujet duquel, pour raison supérieure, Pierre s’empresse de le dire, il n’est pas question pour lui de se soumettre. L’attitude de fermeté et d’assurance de Pierre, au début de l’oeuvre de témoignage rendue à Christ, a valeur d’exemple pour tous les chrétiens de tous le temps et de tous les lieux exposés aux mêmes pressions.
Que le Seigneur nous donne comme à lui, le même courage, la même force, la même assurance et la même clarté dans notre témoignage. Il le peut et Il le fera. Que gloire Lui soit rendue aujourd’hui de cette manière dans le monde.

vendredi 8 août 2008

Actes 4,1 à 4

Texte biblique

Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent les mains sur eux, et ils les jetèrent en prison jusqu’au lendemain ; car c’était déjà le soir. Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, et le nombre des hommes s’éleva à environ cinq mille.

Réflexion

Arrestation de Pierre et Jean :

Le rassemblement suscité par la guérison miraculeuse du boiteux autour de Pierre et de Jean ne tarda pas pour 3 raisons à susciter l’hostilité et l’animosité des responsables religieux juifs à l’égard des apôtres :

1) 1ère raison : le lieu où se trouvait les apôtres. C’était le lieu central du culte judaïque. Or, jusqu’alors, ce lieu était prévu pour que les ordonnances prescrites par Moïse soient appliquées, pas pour qu’on y prêche autre chose. On comprend donc que, sur le plan de la légitimité religieuse, la prédication évangélique des apôtres en ce lieu dérange.

2) 2ème raison : le contenu du message. Luc souligne le point particulier qui gênait les autorités religieuses dans le contenu du message annoncé à la foule : la résurrection. La raison première de cette gêne est que, parmi ces autorités, bon nombre était du parti sadducéen qui niait cette réalité : Matthieu 22,23. La seconde était sans nul doute le fait que, comme Pierre ne cessait de le dire, la résurrection de Jésus, manifestait la condamnation par Dieu de la décision prise par les mêmes autorités de condamner Jésus à la mort.

3) 3ème raison : l’absence de légitimité des apôtres sur le plan de l’autorité pour enseigner au nom de Dieu en ce lieu. C’est d’ailleurs, de manière sous-entendue, la première chose pour laquelle les chefs demanderont aux apôtres de se justifier.

Pour les mêmes raisons, partout encore aujourd’hui les témoins de l’Evangile sont persécutés, haïs, emprisonnés. L’Evangile annoncé dérange, car il relève d’une autorité et d’une légitimité qui dépassent le cadre purement humain ou formel. Que Dieu nous donne, au-delà d’efforts fournis pour ne pas inutilement provoquer, de Lui rester fidèle ainsi qu’au mandat reçu d’annoncer l’Evangile à tout homme.