mardi 5 août 2008

Actes 2,42 à 47


Texte biblique

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.

Réflexion

Occupations et vie de la première communauté chrétienne :

Le 1er effet visible du changement opéré dans le cœur des nouveaux croyants fut le déplacement incontestable du centre de gravité de leur préoccupation. Un changement qui se manifesta de plusieurs manières :

- par un nouveau besoin : celui d’être enseigné, instruit, affermi dans la foi nouvelle qu’elles venaient d’embrasser. Tenant place et lieu de Nouveau Testament, les apôtres instruisaient les nouveaux convertis dans ce qu’ils avaient entendu et vu de Jésus, le Saint-Esprit le leur rappelant.
- par l’attachement à une nouvelle communauté : alors que rien n’attachait auparavant ces 3 000 personnes les unes aux autres, un lien spirituel nouveau les unissait en une communauté de personnes dont le centre était Christ. Elles n’existaient plus en tant qu’individus, mais en tant que communauté. Ce qui était auparavant à chacun devenait commun à tous et ce qui était à tous devait pouvoir servir et profiter à chacun. La nouvelle vie reçue avait engendré un nouvel état d’esprit, un nouveau style de vie, une nouvelle communauté dont les signes distinctifs étaient la simplicité, le partage, la générosité et la communion.

Sur le plan du témoignage rendu, Luc, auteur du livre, souligne 5 points :

- le Christ se manifestait de manière puissante par de nombreux signes au travers des apôtres, confirmant ainsi de manière visible le témoignage rendu à Son nom : Hébr 2,3
- La crainte s’emparait de chacun qui en était témoin
- le témoignage rendu par la communauté chrétienne avait la faveur du peuple qui ne pouvait en dire que du bien
- la communauté nouvelle n’avait pas rompu avec la communauté israélite ancienne : les disciples de Christ continuaient à aller au temple. Ils considéraient ainsi que le christianisme n’était pas une rupture, mais la continuité et l’aboutissement du judaïsme.
- le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise de nouvelles personnes

Que Dieu nous donne en notre temps d’être de bons témoins de Christ. Que la puissance de sa vie se manifeste aussi à travers nous.

lundi 4 août 2008

Actes 2,37 à 41

Texte biblique

Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons–nous ? Pierre leur dit : Repentez–vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus–Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint–Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez–vous de cette génération perverse. Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour–là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.
Réflexion

Début de l’Eglise :

Placés devant leur responsabilité face à la condamnation à mort de Jésus, le Christ de Dieu, les auditeurs de Pierre étaient prêts à entendre la suite de son message. Si la prise de conscience de notre culpabilité et de notre responsabilité personnelle face à la mort de Jésus est la première étape de notre cheminement spirituel vers Dieu, heureusement, elle n’est pas la seule. Car l’essence même de la bonne nouvelle est de donner de l’espoir à tous les désespérés. Il n’est et ne sera jamais dans l’habitude de Dieu de nous laisser dans l’impasse quant à notre passé. La Bonne Nouvelle est l’annonce d’un chemin possible pour l’avenir. C’est un chemin qui ne passe pas par la réparation car, ce qui est fait l’est pour toujours. La mort de Jésus est une réalité irréparable, comme, par ailleurs, les dégâts occasionnés par nos péchés, souvent dans nos vies ou celles des autres. C’est un chemin uniquement basé sur le pardon, un pardon gratuit pour nous, mais terriblement coûteux pour Dieu puisqu’il a nécessité la mort de Son Fils unique et bien-aimé.

Ce qu’il nous reste à faire, dit Pierre, se résume à 2 choses :

- nous repentir, changer radicalement de mentalité, de façon de penser, faire un volte-face par rapport à notre vie, nous retourner complètement et reconnaître notre erreur par rapport à Jésus. Nous avions mis de côté Jésus dans notre vie, nous L’avons supprimé, nous avons estimé qu’Il n’avait droit ni à la parole, ni à aucune autorité sur nous. Nous changeons d’avis !

- nous attestons de ce changement de cap par le baptême, rite d’adhésion et d’identification à Sa Personne. Nous reconnaissons en Lui Celui à qui notre vie doit être désormais, liée, pleinement identifiée. Alors qu’auparavant Jésus n’existait pas pour nous et qu’au contraire, nous existions sans Lui, l’inverse maintenant se produit. Nous n’existons plus en-dehors de Lui et Lui vit désormais en nous.

Ces 2 choses faites, quelque chose de neuf va se produire pour nous, réplique de ce qui s’est passé pour les disciples à la Pentecôte : le Saint-Esprit nous est donné car, sans Lui, dit Pierre, aucune vie nouvelle n’est possible pour personne. La promesse de ce don, dit enfin l’apôtre, n’est pas réservée aux seuls auditeurs présents, mais à tous ceux qui, au loin, et en aussi grand nombre que possible, recevront ce message. Au loin pouvant signifier à la fois une réalité géographique que temporelle (jusqu’à notre temps).

Notons enfin le parallèle suivant ! Alors qu’au jour de la proclamation de la loi par Moïse près du mont Sinaï, 3 000 israélites moururent (Exode 32,28), 3 000 israélites se convertirent et reçurent la Vie le jour de la proclamation de l’Evangile à Jérusalem.

Béni soit Dieu pour la formidable bonne nouvelle qu’est l’Evangile pour chacun !

dimanche 3 août 2008

Actes 2,14 à 36

Texte biblique

Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l’oreille à mes paroles ! Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes. Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours–là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront. Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ; Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous–mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu’il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé. Aussi mon cœur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance, Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. Tu m’as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence. Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint–Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui–même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds–toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.
Réflexion

Discours de Pierre à la Pentecôte :

Le Saint-Esprit ayant attiré les juifs incroyants présents vers les disciples, ceux-ci n’avaient plus qu’une chose à faire : ouvrir la bouche pour leur expliquer la signification de l’évènement dont ils venaient d’être témoins. Se faisant, c’est Pierre, le leader choisi et désigné par Jésus parmi les douze, qui se fait le porte-parole de tous. La prédication de Pierre se divise en 3 parties :

- 1ère partie : ce qu’on pourrait appeler une explication de texte sur ce qui vient de se produire. Une explication qui tient en deux points : un démenti sur les idées, l’interprétation que les gens se faisaient du phénomène qui venait de se produire sous leurs yeux suivi d’une explication, bible en main, de l’évènement. C’est aujourd’hui encore le procédé et la méthode que nous sommes appelés à suivre dans notre présentation de l’évangile.

- 2ème partie : un long développement sur l’homme Jésus qui est la source, l’origine, la raison d’être, la clé de la compréhension du phénomène qui vient de se produire. Dans le témoignage qu’il rend à Son sujet, Pierre met l’accent sur 3 points :
. la vie de l’homme Jésus : elle prouve par elle-même, au travers de tous les signes qui l’émaillent Sa filiation, du moins, l’origine divine de Sa mission
. les causes à la fois humaines et divines de sa mort : les hommes en sont responsables, mais elle est aussi le fruit de la décision arrêtée de Dieu;
. la réalité de Sa résurrection qui est l’explication du don du Saint-Esprit à Ses disciples, don dont les auditeurs présents viennent d’être témoins.
Tout dans la prédication de Pierre, qui s’adresse à des juifs, est soutenu par des citations de textes bibliques prouvant par là que ce qu’il avance ne vient pas de lui et n’est pas le fruit de sa propre pensée, mais a bel et bien été annoncé par la Parole.

- 3ème partie : la plus courte : une confrontation avec les auditeurs qui les obligent à une prise de position et à une prise de conscience de leur responsabilité personnelle face à la mort de Christ.

Nous avons ici le schéma que nous sommes également appelés à suivre dans notre annonce de l’Evangile. Que Dieu nous donne de nous en inspirer. Qu’Il fasse au-delà de ce récit que ceux qui nous côtoient soient attirés vers nous également par Lui.

samedi 2 août 2008

Actes 2,1 à 13

Texte biblique :

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint–Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont–ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons–nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, comment les entendons–nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? Ils étaient tous dans l’étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire ceci ? Mais d’autres se moquaient, et disaient : Ils sont pleins de vin doux.
Réflexion :
La venue du Saint-Esprit sur les disciples :

Alors que Jésus est remonté vers Son Père, on aurait pu se poser la question (et les disciples avec), pourquoi, avant de partir, le Seigneur impose aux Siens d’attendre quelques jours avant de recevoir l’Esprit. Ne pouvait-Il pas y avoir simultanéité entre les deux évènements, puisque, de toute manière, le second allait suivre le premier. La raison nous en est donnée ici. L’heure de la venue du Saint-Esprit n’est en rien liée au hasard. Au contraire, elle est le résultat d’une logique à la fois biblique, historique et pragmatique :

1) Biblique et historique, car elle correspond au jour de la fête juive de la Pentecôte, fête des moissons. En ce jour, on fêtait la récolte des premiers fruits de son travail, image, ô combien, parlante de la signification spirituelle de l’évènement en rapport avec l’oeuvre de Christ : Exode 23,16

2) Pragmatique, car, comme l’écrit Luc, ce jour était un jour de rassemblement en un même lieu de juifs dispersés dans de nombreux pays. Il était donc l’occasion rêvée de donner au témoignage de Christ une rampe de lancement pour le destin universel qui l’attendait.

Dieu, montre la Bible, ne fait rien au hasard. Son oeuvre est liée à Sa pensée, Sa volonté. Lui seul sait ce qui est le mieux, pour quel temps, quel moment, avec quelle personne. Les disciples, objets du don du Saint-Esprit, sont les outils du témoignage. Mais tout dans l’évènement (la date, le lieu, la manière : le don de parler les langues des auditeurs présents) magnifie la sagesse du Metteur en scène de l’évènement.

Face à de telles manifestations, la question peut se poser de savoir si ce qui se produit ici est normatif pour l’ensemble des croyants à l’avenir ou ponctuel, lié à l’évènement. La suite de la lecture du livre des Actes comme des épîtres qui traitent de la question y répond. Le but poursuivi par le Seigneur le jour de la Pentecôte semble de manière évidente de marquer le coup, d’attirer l’attention, de braquer le projecteur sur ce qui vient de se produire. Alors que des juifs pieux de toutes les nations se trouvent rassemblés à Jérusalem, le Seigneur met à profit l’occasion pour, d’une part, lancer Son programme de témoignage pour le monde, d’autre part aussi, pour signifier à tout Israël qu’une nouvelle page de l’histoire des relations entre Dieu et Son peuple vient de commencer. Le temps est venu où, d’outil inspiré, le croyant devient maison d’habitation de Dieu et de Son Esprit.

Malgré l’ironie de leurs commentaires, les témoins de la scène ne s’y trompent pas. Ils réalisent tout de suite que quelque chose de particulier, d’inhabituel, voire d’incompréhensible vient de se produire. Or, face à l’inexplicable ou au mystérieux, l’humain réagit toujours de la même manière : soit par la méfiance, soit par la dérision. Aussi, ne devons-nous pas, en tant que croyants, le laisser dans la confusion, mais lui apporter une explication. C’est ce que Pierre, inspiré, va maintenant s’attacher à faire.

vendredi 1 août 2008

Actes 1,13 à 26

Texte biblique :

Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d’ordinaire ; c’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. En ces jours–là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d’environ cent vingt. Et il dit : Hommes frères, il fallait que s’accomplît ce que le Saint–Esprit, dans l’Ecriture, a annoncé d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus. Il était compté parmi nous, et il avait part au même ministère. Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé, s’est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues. La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue Hakeldama, c’est–à–dire, champ du sang. Or, il est écrit dans le livre des Psaumes : Que sa demeure devienne déserte, Et que personne ne l’habite ! Et : Qu’un autre prenne sa charge ! Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Puis ils firent cette prière : Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, désigne lequel de ces deux tu as choisi, afin qu’il ait part à ce ministère et à cet apostolat, que Judas a abandonné pour aller en son lieu. Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.
Réflexion :
Le groupe des apôtres :

De retour à Jérusalem, le groupe des apôtres, dans l’attente de la réception du don que le Seigneur leur a promis, ne reste pas pour autant inactif. Confinés dans la chambre d’une maison qu’ils occupaient déjà avec le Seigneur, ils passent la plupart de leur temps dans la prière avec Marie, la mère de Jésus, et ses frères gagnés cette fois-ci à la foi. On peut se demander, sans l’assistance du Saint-Esprit en eux, de quoi étaient faites leurs prières, quel en était le contenu. Sans doute, les apôtres en ce temps priaient-ils comme les juifs pieux de l’Ancienne Alliance, lisant la loi, les psaumes, et les prophètes et s’inspirant ainsi de ces textes et des promesses qui y étaient contenus pour nourrir leur supplication. N’oublions pas aussi qu’en Son temps Jésus les avait initié à la véritable prière, leur donnant dans un texte resté célèbre le modèle des grandes lignes qui devaient orienter leur intercession. Ils avaient de plus eu sous leurs yeux pendant près de 3 ans Son modèle et nul doute qu’à cette heure où ils étaient encore tout pénétré de leur dernière rencontre avec Lui, ce modèle devait leur parler et les inspirer.

C’est dans ce contexte tout pétri d’attente et de ferveur que, prenant une initiative, Pierre, dont le caractère naturel de leader, selon aussi la volonté du Seigneur, apparaît ici, se leva pour proposer, suite à la défaillance suivie de mort de Judas, de pourvoir à son remplacement en élisant parmi ceux qui sont présents, un homme qui deviendrait le 12ème apôtre. Etait-ce à lui ou à eux de faire cela ? N’aurait-il mieux pas valu attendre le don du Saint-Esprit pour voir ce que le Seigneur indiquerait à ce sujet? Tel qu’il est écrit, le texte tend, pour plusieurs raisons, à donner raison à Pierre. D’abord, il faut remarquer qu’aucune voix n’a émis de doute ou d’opposition à l’idée de Pierre. Son initiative a trouvé dans le coeur de chacun un consensus immédiat. Une telle unité entre des hommes droits de coeur et tous pétris, à cette heure, d’une vraie préoccupation spirituelle, est un bon signe. Ensuite, Pierre n’agit pas sous le coup d’une simple idée. Sans doute déjà inspiré (comme d’autres dans l’Ancien Testament ont pu l’être), il s’appuie pour entreprendre cette démarche sur un texte de la Parole : Psaume 109,8 : le psaume de Judas. Un autre point qui plaide en sa faveur est que, dans le cadre de sa proposition, Pierre donne une indication pratique sur la manière avec laquelle cette élection devrait se faire. Ce qui signifie que, dans son coeur, les choses ont mûri. Pierre n’agit pas sous le coup d’une impulsion, mais partage à ses frères le projet qui lui tient à coeur après que, dans la méditation secrète, il en ait fait le tour de tous les aspects. 3 points pratiques marquèrent la procédure engagée : une réflexion sur le profil de la personne qui devait occuper le poste laissé vacant par Juda : un homme qui a suivi Jésus depuis le début (le temps de Jean-Baptiste), la prière de tous pour la conduite de Dieu face aux deux candidats possibles, non un vote électif, mais un tirage au sort afin qu’aucun facteur humain, mais seul le hasard guidé, décide. Enfin, le point peut-être le plus important, est que Jésus Lui-même, à la Pentecôte, validera le choix fait par les apôtres en donnant à Matthias comme aux autres de vivre la même expérience.

Béni soit Dieu pour l’exemple qu’Il nous donne ici de la manière avec laquelle Il peut nous conduire dans les affaires quotidiennes de notre vie, simples ou plus importantes. Donne-nous, ô Dieu, comme Pierre de nous assurer au mieux de la certitude de l’inspiration de nos démarches, afin que nous ne péchions pas par un excès impulsif de zèle qui nous amènerait à précéder Ton action et vouloir faire à Ta place ou hors de Ton calendrier ce que Tu as prévu de faire.

jeudi 31 juillet 2008

Actes 1,9-12

Texte biblique :

Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez–vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat.
Réflexion :

L’ordre de mission donné aux disciples, le temps est venu pour le Seigneur de retourner dans la gloire d’où Il est venu. Devant eux, pendant qu’ils Le regardaient, Il fut donc ravi et élevé dans les cieux. Jésus fait ce qu’Il dit. Avec Son départ, se tourne une page dans le calendrier de l’oeuvre de Dieu. L’heure n’est plus à la démonstration de la messianité de Christ, mais à sa proclamation par les témoins. Alors qu’ils sont ici, pour un court laps de temps, orphelins, le Saint-Esprit, vicaire de Jésus, va leur être donné. C’est avec Lui que les disciples vont accomplir la mission que le Seigneur a mise sur leurs épaules juste avant Son départ. Pour leur donner le ton, et bien marquer dans leur esprit le fait que la page de leurs vies passées avec l’homme Jésus est tournée, Celui-ci à peine disparu de leur horizon, deux anges se présentent à eux pour leur signifier que l’heure n’est pas à scruter les cieux où Il est parti. C’est certain ! De la même manière qu’Il est parti, Il reviendra. Mais en attendant, il y a un travail, une oeuvre, une mission à accomplir ici-bas. Même si les disciples doivent attendre le don qui leur a été promis, l’heure est de se mettre en route, d’aller et de servir. Que Dieu nous trouve dans cet état d’esprit au jour de Son retour !

mercredi 30 juillet 2008

Actes 1,6 à 8

Texte biblique :
Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est–ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint–Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.
Réflexion :
Dans l’attente du retour de Jésus... :

Voyant Jésus ressuscité, Ses disciples, toujours habités par la pensée qui était celle qui dominait l’Ancien Testament, à savoir que c’est par Israël, Son peuple élu, que le royaume de Dieu devait venir dans le monde, interrogèrent le Seigneur pour savoir si ce temps, le temps de Sa résurrection, correspondait au temps de la venue du Royaume pour Israël. Jésus n’entre pas dans le débat des disciples. Pour l’heure, répond-t-il, l’important ne se trouve pas là. Non pas sur ce que Lui, en fin de course de l’histoire, va faire, mais plutôt sur ce qu’eux, dans le temps qui est leur est donné, sont maintenant appelés à être. Délaissant le futur hypothétique, Jésus recentre l’attention des disciples sur le présent, seule partie du temps sur lequel nous avons prise et que nous avons la possibilité d’influencer. L’ordre de mission que Jésus leur donne tient en 3 points :

1) l’équipement : la puissance du Saint-Esprit qui viendra sur eux. Sans elle, rien n’est possible. Le Saint-Esprit donné, Il l’est dans l’objectif de la mission. Nous devons toujours nous en rappeler : le Saint-Esprit ne nous est pas donné pour nous-mêmes, mais pour un but lié à la gloire de Dieu et à l’avancement de Son règne.

2) La mission : être témoin de Jésus-Christ. Par le Saint-Esprit, nous sommes, non seulement rendu capables d’être témoin, mais, par la vie nouvelle communiquée, nous sommes la preuve et la démonstration de la résurrection de Christ.

3) L’objectif géographique de la mission : Il est défini sous la forme de 4 cercles concentriques allant du plus proche (là où sont les pieds des disciples au moment où Jésus leur parle) jusqu’au plus lointain : Jérusalem, la Judée (les juifs : ceux qui sont de la même culture), la Samarie (les voisins proches de la culture), les extrémités de la terre (les étrangers à la culture).

Que dans l’attente de Ton retour, Seigneur, je reste fixé sur le but que Tu nous a assigné. Merci pour tous ceux à travers qui, dans l’histoire, l’Evangile a gagné du terrain et pénétré dans des territoires où Tu étais totalement inconnu. S’ils ont pu le faire par Ta force, nous le pouvons aussi !