samedi 6 septembre 2008

Actes 11,19 à 26


Texte biblique

Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l’occasion d’Etienne allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur. Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l’Eglise de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu’à Antioche. Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. Car c’était un homme de bien, plein d’Esprit–Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur. Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul ; et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Eglise, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

Réflexion

Naissance de l’Eglise d’Antioche :

La porte de l’Evangile ouverte aux non-juifs, le Seigneur ne tarda pas, par le Saint-Esprit, à y laisser s’engouffrer de nombreux païens. Désireux d’appuyer les efforts de ceux qui, parmi les juifs dispersés après la persécution d’Etienne, s’exilèrent en Phénicie, à Chypre et à Antioche et entreprirent de parler aux non-juifs, le Seigneur toucha le coeur d’une foule suffisamment importante pour que le bruit en parvint là aussi à Jérusalem. Désireuse de constater de visu la réalité du phénomène, Barnabas, homme bon et plein de foi fut envoyé sur place à Antioche où il ne put que constater la réalité de l’implantation de l’Eglise de Jésus-Christ en terre païenne. Aussi, animé d’un zèle tout paternel pour l’Eglise naissante, décida-t-il d’y rester pour lui apporter la connaissance et l’instruction dont elle avait besoin, non sans s’être d’abord adjoint les services de l’homme qui allait dans l’avenir jouer un rôle si décisif dans l’expansion de la bonne nouvelle parmi les païens : Saul de Tarse !

De la naissance de l’Eglise d’Antioche et du passage de Barnabas nous pouvons retenir plusieurs leçons :

1. C’est le Seigneur qui indique à Ses serviteurs et à l’Eglise la manière avec laquelle nous devons travailler. Dieu aime, lorsque leurs projets viennent de Lui et sont en accord avec Sa volonté, appuyer l’initiative prise par des pionniers sur le terrain missionnaire, la prospection de voies neuves, jamais encore empruntées. Aussi devons-nous veiller en tant que pionnier de ne pas museler l’oeuvre de l’Esprit et la figer dans des formes traditionnelles. Nous avons besoin de l’audace que peut donner l’Esprit et de la direction du Seigneur dans nos voies pour oser nous avancer sur des terres inconnues et annoncer l’Evangile dans des lieux ou auprès de personnes auprès de qui, jusqu’à présent, personne n’avait osé aller.

2. Le premier besoin de l’église nouvellement née est d’être enracinée, instruite dans la Parole de Dieu. Si l’oeuvre de Dieu s’étend par le travail et les talents des évangélistes, l’Eglise s’affermit par le ministère des docteurs et enseignants en son sein. Que Dieu nous donne de nous en souvenir et d’agir ensemble dans ce sens !

C’est dans le milieu non-juif d’Antioche que pour la première fois le nom de chrétiens fut donné aux adhérents de la foi en Jésus. Nom qui a un contenu ! Que le Seigneur nous donne d’en garder la vie et l’Esprit !

vendredi 5 septembre 2008

Actes 11,1 à 18


Texte biblique

Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient aussi reçu la parole de Dieu. Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, en disant : Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux. Pierre se mit à leur exposer d’une manière suivie ce qui s’était passé. Il dit: J’étais dans la ville de Joppé, et, pendant que je priais, je tombai en extase et j’eus une vision : un objet, semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, descendait du ciel et vint jusqu’à moi. Les regards fixés sur cette nappe, j’examinai, et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles, et les oiseaux du ciel. Et j’entendis une voix qui me disait : Lève–toi, Pierre, tue et mange. Mais je dis : Non, Seigneur, car jamais rien de souillé ni d’impur n’est entré dans ma bouche. Et pour la seconde fois la voix se fit entendre du ciel : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu’à trois fois ; puis tout fut retiré dans le ciel. Et voici, aussitôt trois hommes envoyés de Césarée vers moi se présentèrent devant la porte de la maison où j’étais. L’Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter. Les six hommes que voici m’accompagnèrent, et nous entrâmes dans la maison de Corneille. Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l’ange se présentant à lui et disant: Envoie à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre, qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. Lorsque je me fus mis à parler, le Saint–Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d’eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint–Esprit. Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus–Christ, pouvais–je, moi, m’opposer à Dieu ? Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie.

Réflexion

Retour à Jérusalem :

De retour à Jérusalem, l’apôtre Pierre fut pris à parti par le clan des circoncis qui, déjà, avaient eu vent de sa visite chez Corneille. L’obligation faite à Pierre de se justifier nous enseigne, au sujet de son vécu, trois choses qui, elles aussi, peuvent se produire pour nous :

1. la rumeur, au sujet d’événements qui se sont produits, va souvent plus vite que nous. Nos pieds n’ont pas encore quitté l’endroit où nous venons de vivre quelque chose que, des kilomètres plus loin, des personnes en sont déjà informées. La rumeur n’a qu’un moyen, qu’une seule voie pour se répandre : la voix de ceux qui la portent. Que Dieu nous aide à ne pas être de ceux qui, intempestivement et, souvent, de manière nuisible, contribuent au colportage de la rumeur.

2. Très souvent, la rumeur nous précède, mais, de plus, elle véhicule une version faussée, incomplète, partiale de la réalité. De façon étonnante, elle fait ressortir auprès de ceux chez qui elle arrive les points de la réalité auxquels ils sont particulièrement sensibles. La difficulté surgit alors par le fait que la rumeur déforme cette réalité : elle fait grossir les points secondaires aux dépens des principaux et s’arrête à l’apparence alors que l’essentiel est dans le fond et les intentions.

3. La seule façon de combattre les réactions qu’engendre la rumeur est d’agir à son égard comme Pierre a agi : s’attacher à donner un compte-rendu précis, ordonné des faits. Seul le témoignage rendu à la vérité a la force de désarmer la rumeur. Lui seul, en effet, permet, derrière l’apparence, de connaître le fond, les intentions de la personne incriminée. Les intentions comprises, la vérité rétablie, l’équilibre retrouvé, le caractère scandaleux des faits que la rumeur avait provoqué disparaît de lui- même.

N’est-ce pas trop souvent parce que les intentions de Dieu et la réalité qui Le concernent est mal comprise ou déformée que la plupart des gens Le rejettent. Sommes-nous conscients qu’en tant que témoins, nous influençons fortement par notre vie l’opinion que les incroyants ont de notre Dieu ? Quel message transmet la lettre de Christ qu’est ma vie à ceux qui m’entourent ?

jeudi 4 septembre 2008

Actes 10,34 à 48


Texte biblique

Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. Il a envoyé la parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix par Jésus–Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint–Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint–Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint–Esprit était aussi répandu sur les païens. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit: Peut–on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint–Esprit aussi bien que nous ? Et il ordonna qu’ils fussent baptisés au nom du Seigneur. Sur quoi ils le prièrent de rester quelques jours auprès d’eux.

Réflexion

Prédication de Pierre devant Corneille :

La prédication de Pierre devant Corneille et les gens assemblés avec lui dans sa maison reflète la situation inédite dans laquelle se trouve l’apôtre. En droite ligne avec ce qu’il avait déjà dit à son arrivée chez Corneille, Pierre partage la leçon spirituelle que le Seigneur vient de lui enseigner au sujet des païens. Je reconnais maintenant…En tant que juif, Pierre témoigne du fait qu’Il a changé de point de vue. Ce qui ne lui était pas concevable auparavant l’est devenu par l’instruction du Seigneur Lui-même. La confession de Pierre témoigne que la nouvelle naissance n’est pas la fin du miracle que Dieu opère dans nos vies. Elle n’en est, au contraire, que le début. La révolution que Dieu veut opérer en nous atteint toute la façon de penser qui était la nôtre jusqu’alors. Suis-je prêt, à l’écoute du Seigneur, à me laisser renverser dans les opinions et les certitudes qui étaient les miennes jusqu’alors ? Suis-je prêt, à la lumière de la pensée nouvelle qui m’habite, à réviser les points de vue dont j’étais absolument certain ? Suis-je prêt à remettre en cause, comme Pierre, ce que j’ai toujours cru pour devenir un fervent adepte de ce que je ne pouvais croire ?

Contenu de la prédication

1. Pierre introduit en disant donc qu’il comprend que le choix de Dieu, dès l’origine, de faire d’Israël le canal de Sa révélation ne signifie pas pour autant qu’Il n’ait aucune considération envers les gentils qui, avec la lumière qui est la leur, manifestent à Son égard crainte et respect. Au contraire ! Avant d’être le Dieu d’Israël, Dieu est le Dieu Créateur de tous les hommes. Dieu manifeste sa joie, Son plaisir et Son désir de révéler Son salut à tout homme qui, dans le monde, manifeste à Son égard une volonté ouverte d’être proche de Lui et de Lui être agréable.

2. Pierre poursuit sa prédication en rappelant à Corneille et ses amis les faits connus relatifs à la venue et l’oeuvre de Jésus-Christ. Il souligne les preuves de la marque du sceau divin sur Sa vie et les implications spirituelles conséquentes à l’oeuvre et à l’identité de Christ.

3. En conclusion, Pierre termine par la formulation d’un appel qui souligne la part nécessaire à faire pour chacun pour bénéficier des bénédictions liées à la venue du Christ pour les pécheurs.
L’Evangile ayant été prêché dans son intégralité, la suite de l’oeuvre appartient au Saint-Esprit qui, ayant devant Lui des coeurs préparés, totalement réceptifs, agit à l’instant pour leur communiquer, de la même manière que les apôtres au commencement, la vie d’en-haut.

Preuve est donc faite aux croyants juifs présents que la porte du salut est ouverte désormais à tous, juifs comme païens.

mercredi 3 septembre 2008

Actes 10,9 à 33


Texte biblique

Le lendemain, comme ils étaient en route, et qu’ils approchaient de la ville, Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit : Lève–toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu’à trois fois ; et aussitôt après, l’objet fut retiré dans le ciel. Tandis que Pierre ne savait en lui–même que penser du sens de la vision qu’il avait eue, voici, les hommes envoyés par Corneille, s’étant informés de la maison de Simon, se présentèrent à la porte, et demandèrent à haute voix si c’était là que logeait Simon, surnommé Pierre. Et comme Pierre était à réfléchir sur la vision, l’Esprit lui dit : Voici, trois hommes te demandent ; lève–toi, descends, et pars avec eux sans hésiter, car c’est moi qui les ai envoyés. Pierre donc descendit, et il dit à ces hommes : Voici, je suis celui que vous cherchez ; quel est le motif qui vous amène ? Ils répondirent : Corneille, centenier, homme juste et craignant Dieu, et de qui toute la nation des Juifs rend un bon témoignage, a été divinement averti par un saint ange de te faire venir dans sa maison et d’entendre tes paroles. Pierre donc les fit entrer, et les logea. Le lendemain, il se leva, et partit avec eux. Quelques–uns des frères de Joppé l’accompagnèrent. Ils arrivèrent à Césarée le jour suivant. Corneille les attendait, et avait invité ses parents et ses amis intimes. Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au–devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant : Lève–toi ; moi aussi, je suis un homme. Et conversant avec lui, il entra, et trouva beaucoup de personnes réunies. Vous savez, leur dit–il, qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. C’est pourquoi je n’ai pas eu d’objection à venir, puisque vous m’avez appelé ; je vous demande donc pour quel motif vous m’avez envoyé chercher. Corneille dit : Il y a quatre jours, à cette heure–ci, je priais dans ma maison à la neuvième heure ; et voici, un homme vêtu d’un habit éclatant se présenta devant moi, et dit : Corneille, ta prière a été exaucée, et Dieu s’est souvenu de tes aumônes. Envoie donc à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé dans la maison de Simon, corroyeur, près de la mer. Aussitôt j’ai envoyé vers toi, et tu as bien fait de venir. Maintenant donc nous sommes tous devant Dieu, pour entendre tout ce que le Seigneur t’a ordonné de nous dire.

Réflexion

La vision de Pierre :

Si le Seigneur trouva nécessaire de communiquer à Corneille par une vision la révélation de la démarche qu’il devait faire pour rencontrer l’homme par lequel Il lui ferait connaître le message de Son salut, le récit qui nous est relaté ici souligne que ce n’est pas seulement Corneille, mais davantage encore Pierre qui avait besoin d’une révélation pour entrer dans l’oeuvre que le Seigneur avait préparé ici pour lui. La nécessité d’un tel moyen pour gagner Pierre à Ses vues souligne le degré de résistance auquel le Seigneur peut être confronté, lorsque, désirant mobiliser un de Ses ouvriers pour une oeuvre particulière, Il se heurte à ses préjugés.

A la défense de Pierre, il faut cependant reconnaître que le pas nouveau que le Seigneur va lui demander de faire n’a pour lui rien d’évident. Car, depuis son enfance, Pierre a appris à connaître Dieu comme le Dieu d’Israël et Israël comme le peuple choisi de Dieu. Bien que, dès l’appel d’Abraham, la bénédiction promise à ses descendants inclut toutes les nations, le sentiment chez les juifs d’être le peuple élu de Dieu était si fort qu’il était pour eux inconcevable que les portes du royaume de Dieu s’ouvrent aussi largement pour les païens que pour eux. Dans la pensée juive de l’époque, l’appartenance au peuple de Dieu ne pouvait pour un païen se concevoir que s’il adhérait totalement au judaïsme. Or, voici soudain que Dieu, par cette révélation, indique à Pierre que la purification des païens n’oblige plus le passage par cette étape, mais peut directement se faire par le Christ.

Notons ici à quel point Dieu met un point d’honneur à la préparation dans tous ses aspects de Son oeuvre : triple vision, trois hommes envoyés par Corneille, concordance entre les événements. Le soin mis à cette préparation doit nous encourager à ne pas tant spéculer sur ce qu’il nous convient de faire pour lui mais plutôt à nous préparer dans nos coeurs à entrer dans ce qu’Il a prévu pour nous. Car, nous montre ici le récit, les plus grandes résistances à l’avance de l’oeuvre de Dieu ne se trouvent ni chez Dieu, ni chez les incroyants, mais la plupart du temps en nous. Ce ne sont pas contre les autres que Dieu doit la plupart du temps le plus se battre, mais contre nous, notre indolence, notre paresse, nos préjugés, le plaisir et l’intérêt que nous trouvons dans notre propre confort. Il est si facile, comme Pierre, de rester dans le cadre de références dans lequel nous sommes habitués à vivre, de ne pas nous risquer d’en sortir et d’avancer ainsi en territoire inconnu. Mais n’est-ce pas là, d’une certaine manière, le prix qu’a dû payer Jésus pour nous rencontrer et nous sauver. Si quelqu’un a abandonné le cadre de sécurité dans lequel il se trouvait, c’est bien d’abord et surtout Lui !

Que, par Sa grâce, Dieu me donne d’être libre, comme Pierre a du l’être pour la mission spéciale que le Seigneur lui donne ici, de tout préjugé, sentiment de fierté ou d’orgueil dû à ce que je suis (il n’y a aucune raison valable à l’existence d’un tel sentiment) pour être libre, disponible, mobilisable pour Ses œuvres.

De la nécessité de la vision :

En communiquant avec Pierre au moyen d’une vision pour lui révéler sa volonté, Dieu nous donne ici quelques leçons sur la raison d’un tel mode de révélation et sa nécessité :

1. Comme déjà dit, la raison première de ce mode de communication tient au préjugé, issu de la culture et de l’éducation juive reçues par Pierre, fortement enraciné en lui. Dans ce cas de figure, la révélation de la pensée de Dieu représente une telle nouveauté pour celui à qui elle est révélée que Dieu estime nécessaire de la valider par un autre moyen que la parole seule. A travers la vision, Dieu ne parle pas seulement. Il explique, révèle, démontre...

2. il part chez celui à qui il s’adresse d’éléments connus de sa culture pour élargir son horizon et l’amener à la découverte de nouveaux éléments introduits par la grâce. La nécessité de la vision se comprend ici par l’enjeu qui consiste à faire lever chez Pierre des interdits qui, jusqu’à présent parce qu’ils venaient de Dieu, revêtaient pour lui le caractère du sacré.

3. C’est à un changement de paradigme que le Seigneur appelle Pierre. Or, semble-t-il, il nous est impossible de quitter le paradigme dans lequel nous sommes pour en adopter un autre sans révélation. La nouvelle naissance est pour l’incroyant, l’athée ou l’homme religieux un même type de révélation.

4. L’application de la vision est aussitôt donnée par les faits se passant dans le monde réel. A peine la vision ôtée, les personnes qui en étaient l’objet frappent à la porte de Pierre. Il y a manifestement la signature de Dieu dans la concordance entre ce que l’Esprit révèle et ce qui se passe dans les faits. C’est ici la marque du divin et de la vérité.

L’utilisation de la vision est encore et toujours une moyen utilisable par le Seigneur dans des cas similaires de personnes : musulmans, juifs ou autres profondément enracinés dans leur culture, qui tiennent leurs convictions pour sacrées... Elles devrait l’être moins pour nous, enfants de Dieu, qui avons dans la Parole tous les éléments nécessaires à la connaissance. Que Dieu me garde d’être si attachés à la lettre que je ne sois plus réceptifs au message de l’Esprit.

mardi 2 septembre 2008

Actes 10,1 à 8


Texte biblique

Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit : Corneille ! Les regards fixés sur lui, et saisi d’effroi, il répondit : Qu’est–ce, Seigneur ? Et l’ange lui dit : Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu. Envoie maintenant des hommes à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ; il est logé chez un certain Simon, corroyeur, dont la maison est près de la mer. Dès que l’ange qui lui avait parlé fut parti, Corneille appela deux de ses serviteurs, et un soldat pieux d’entre ceux qui étaient attachés à sa personne ; et, après leur avoir tout raconté, il les envoya à Joppé.

Réflexion

Vision de Corneille :

Après la Samarie et la conversion de Saul de Tarse, chef de file des persécuteurs de l’Eglise, nous entrons avec ce chapitre dans une nouvelle étape de l’implantation et de l’extension du christianisme dans le monde. Cette étape est toute entière liée à la conversion d’un homme, conversion qui va occupée tout ce chapitre et une partie des suivants : Corneille. De nouveau, nous pouvons admirer la délicatesse de Dieu dans le choix fait de cet homme, comme symbole et pilote de l’entrée du monde païen dans les bénéficiaires du salut, ainsi que Sa sagesse dans le choix de celui qui allait être l’instrument de sa conversion : Pierre. Constatons aussi la parfaite logique de la chronologie de l’action de Dieu telle qu’elle nous est ici rapportée par Luc : après le récit de la conversion de Saul, appelé à être témoin du Christ parmi les nations, nous avons ici celle de Corneille, porte d’entrée de ce champ missionnaire à la hauteur de l’homme que le Seigneur venait d’appeler à Lui pour ce but.

Corneille : identité, personnalité :

Bien qu’étant appelé à devenir pour tous les temps le symbole de l’ouverture au salut de Dieu du monde païen, Corneille n’est pas pour autant n’importe quel païen. S’il n’est pas encore converti à Jésus-Christ, Luc lui rend le témoignage qu’il l’est déjà, profondément, sincèrement, à Dieu. S’il n’est pas juif, on peut sans aucune exagération dire que, pour beaucoup de juifs, il peut être pris et vu comme un modèle d’obéissance, d’engagement et de soumission à Dieu. Très clairement, pour Corneille, le Dieu d’Israël est le seul vrai Dieu et Sa Parole (Ses lois), l’expression de Sa volonté. S’il ne connaissait pas encore Christ, l’Ecriture témoigne du fait que Corneille était plus qu’un homme religieux. Il entretenait déjà avec Dieu, suivant la lumière qu’il avait reçue, une relation véritable, intime, personnelle. A travers lui, nous sont ainsi soulignées toute la sagesse et la délicatesse de Dieu qui, voulant manifester aux croyants d’origine juive que la porte du salut est désormais aussi ouverte aux païens fera le choix du "plus juif" d’entre eux pour en faire le premier converti à Christ. Notons encore que ce n’est pas à n’importe quel moment que Corneille reçut la visite de l’ange qui lui donna l’ordre de se rendre chez Simon, le tanneur, pour aller chercher Simon Pierre : Corneille, selon le témoignage qu’il rendra plus tard, était à ce moment-là dans la prière : 10,30.

Enseignements :

Le 1er point d’enseignement que nous pouvons retirer du choix de Corneille par Dieu est peut-être que la première étape par laquelle passe la conversion d’un païen à Dieu est son adhésion à la foi en un Dieu unique révélé dans l’Ecriture. Tout le message de l’Evangile et le témoignage de Christ reposent sur ces postulats. Il apparaît donc comme inévitable que, d’une façon ou d’une autre, le païen qui vient à Christ passe, philosophiquement au moins, par l’adhésion au concept de Dieu tel qu’il est défini par l’Ecriture.

Le second point (il sera le point principal découvert par Pierre lorsqu’il rencontrera Corneille) est que, Dieu connaissant le coeur de chaque homme, Il ne laissera aucun homme sincère dans la recherche de Sa personne, mais ignorant, sans réponse. Dieu, dit l’ange à Corneille, s’est souvenu de ses prières (élément nommé en tête) et de ses actes de compassion. C’est en réponse à ceux-ci, dit-il, qu’il vient pour lui indiquer par Pierre le moyen par lequel il peut être sauvé. Quelle que soit l’apparence de l’homme qui est devant nous, Dieu connaît la réalité qui se trouve derrière elle, les motivations profondes qui l’habitent et qui font qu’il est ce qu’il est. C’est en fonction d’elles, et non sur la base d’autres critères, qu’Il agit. Que Dieu nous donne de rencontrer aujourd’hui encore de nombreux autres Corneille, préparé pour le salut !

lundi 1 septembre 2008

Actes 9,32 à 43


Texte biblique

Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde. Il y trouva un homme nommé Enée, couché sur un lit depuis huit ans, et paralytique. Pierre lui dit : Enée, Jésus–Christ te guérit ; lève–toi, et arrange ton lit. Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydde et du Saron le virent, et ils se convertirent au Seigneur. Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes œuvres et d’aumônes. Elle tomba malade en ce temps–là, et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute. Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder. Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève–toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur. Pierre demeura quelque temps à Joppé, chez un corroyeur nommé Simon.

Réflexion

Guérison d’Enée et résurrection de Dorcas :

Si le Seigneur venait, dans la personne de Saul de Tarse, de se doter d’un nouvel instrument de choix, Il ne délaissait pas pour autant les hommes qu’Il s’était choisi dès le début, Ses apôtres. Après le récit de la conversion de Saul, Luc nous ramène à Pierre et aux oeuvres puissantes que le Seigneur accomplissait à travers lui dans tout le pays d’Israël. Deux hauts faits marquants nous sont rapportés ici :

1) la guérison d’Enée, paralysé, grabataire depuis 8 ans. Rempli de l’assurance et de l’autorité dont il fit preuve à l’égard de l’infirme de la Belle Porte (chapitre 3), Pierre annonça d’avance à Enée ce que le Seigneur voulait faire avec lui. Puis, sur la base de cette promesse, il lui demanda de manifester qu’il prêtait foi en Sa parole en se levant sur le champ. Le miracle de la guérison d’Enée est ainsi la reproduction à l’identique, si ce n’est la différence des cas, de celle opérée par Jésus à Béthesda.

Notons ici trois choses marquantes en lien avec ce miracle :

- Pierre est clair quant à l’auteur de la guérison. C’est Jésus-Christ qui guérit et non lui. Pierre ne s’attribue aucun pouvoir et ne cherche à ramener aucune gloire pour lui-même. Il travaille à ce que, à ce sujet, il n’y ait dans l’esprit des gens aucune ambiguïté. C’est face au Seigneur et au témoignage de la réalité de sa puissance et de sa résurrection que les gens doivent être placés, non face à lui. Pierre n’a pas pour but d’être encensé, mais que le nom de Jésus-Christ seul soit élevé.

- La guérison obtenue est patentée, incontestable, visible, immédiatement vérifiable. Elle n’est pas suggérée, subjective, psychique, mais prouvée, physique et objective. Rien n’est plus discréditant aux yeux de la science que le témoignage de guérisons qui n’en sont pas... parce que le mal dont les personnes souffrent est davantage dans leur esprit que dans leurs corps.

- La conséquence du témoignage rendu de manière significative par la guérison d’Enée fut un mouvement général de conversions dans son entourage. Le but que Dieu cherche à atteindre est le salut des âmes, non la guérison des corps.

2) la résurrection de Dorcas :

Si les actions de Dieu dans la vie d’Enée et de Dorcas se suivent, leur situation au moment de cette action ne se ressemble pas. Alors que nous ne savons rien de la situation spirituelle d’Enée avant le passage de Pierre, Dorcas était, quant à elle, reconnue comme un disciple véritable de Christ, une femme active, engagée, portant de nombreux fruits au travers d’oeuvres bonnes et de multiples actes de compassion et de service pour ses frères dans la foi. De même, alors que, semble-t-il, ce soit Pierre qui ait croisé le chemin d’Enée, peut-être dans la rue, et pris l’initiative d’aller vers lui pour le guérir au nom de Jésus-Christ, ici ce sont les croyants qui, à la nouvelle de la présence de l’apôtre dans les environs, font la démarche d’aller vers lui pour solliciter sa venue. Enfin, alors qu’Enée était paralysé, Dorcas était, quant à elle, déjà décédée, une situation autrement désespérée. Un autre point divergent se trouve également dans la façon d’agir de Pierre envers les deux personnes. Alors que dans le cas d’Enée, semble-t-il, le miracle s’opère à la vue de tous, Pierre agit en catimini, dans le secret le plus complet pour traiter de la situation de Dorcas. De plus, alors que dans le cas d’Enée, Pierre, semble-t-il, ordonne et ne prie pas, dans le cas de Dorcas, il commence d’abord par prier, puis il ordonne.

De ces deux manières d’agir, que pouvons-nous apprendre :

- d’abord, un principe : celui de la libre souveraineté de Dieu pour agir comme Il l’entend. L’expérience des uns n’est pas transposable dans celle des autres. Pour chacun, Dieu a une façon d’agir différente, qui lui est propre. Ce serait ainsi une erreur grave de penser que parce que Dieu a agi d’une certaine manière ici, Il le fera à l’identique là.

- ensuite, le fait que Dieu n’agisse pas de la même manière selon que l’on se trouve dans le cadre de l’évangélisation ou celui de l’église. Dans le cas d’Enée, la guérison avait un double objet : toucher Enée, mais à travers lui, manifester le témoignage de Jésus-Christ ressuscité. Le caractère visible et publique de la guérison était donc justifié. Dans le cas de Dorcas, l’objectif n’était pas le témoignage du Christ ressuscité, mais le bien de l’Eglise, privée subitement de l’un de ses meilleurs membres bienfaiteurs. Une action publique ne s’imposant pas, Pierre préféra agir dans le secret.

- enfin, on peut aussi penser que si, instinctivement, Pierre eut par le Saint-Esprit la conviction immédiate de ce qu’il devait faire dans le cas d’Enée, il n’en était pas de même pour Dorcas. Rappelons-le : dans le cas d’Enée, c’est lui qui prend l’initiative de l’action; dans celui de Dorcas, il agit sur invitation. Il était donc ici confronté à une attente et une espérance avec une question supplémentaire pour lui : cette espérance était-elle celle à laquelle Dieu voulait répondre et magnifier ainsi Son nom. De plus, la guérison faisait partie des expériences courantes de l’apôtre. En ce qui concerne Dorcas, il devait se trouver dans une situation d’extrémité inédite qui réclamait une mesure de foi beaucoup plus grande. D’où la nécessité pour lui de chercher plus instamment la face du Seigneur pour connaître et discerner Sa pensée dans la situation.

Dans les deux cas, et c’est le point sur lequel il y a convergence, l’action puissante de Dieu contribua à ce que le nom du Seigneur soit manifesté avec puissance dans la région. Que ce soit dans le cadre de l’église ou dans la rue, ce que Dieu fait dans les vies qu’Il change et restaure, ne passe pas inaperçu.

Que le Seigneur nous donne ainsi la sagesse dont nous avons besoin dans chaque situation, particulièrement lorsque nous sommes conduits à agir sur demande !

dimanche 31 août 2008

Actes 9,19 à 31

Texte biblique

Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. Tous ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est–ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est–il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ? Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ. Au bout d’un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer, et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie. Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille. Lorsqu’il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu’il fût un disciple. Alors Barnabas, l’ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s’exprimait en toute assurance au nom du Seigneur. (9–29) Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux–ci cherchaient à lui ôter la vie. Les frères, l’ayant su, l’emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse. L’Eglise était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint–Esprit.

Réflexion

Les premiers jours de la vie nouvelle de Saul :

Saul ayant été l’un des adversaires les plus acharnés de la communauté nouvelle habitée par la foi en Christ, le changement opéré en lui par le retournement spirituel qu’il vécut se manifesta dès les jours qui le suivirent. Venu pour arrêter les disciples de Christ à Damas, le voici maintenant qui se retrouve au milieu d’eux pour annoncer avec eux le message qu’il s’efforçait auparavant de combattre et de détruire. Ce revirement brutal et total ne tarda pas à faire lever contre sa personne une forte opposition, opposition qui,à l’instar de celle vécue par son nouveau Maître avant lui, ira jusqu’au complot et au projet d’assassinat contre lui. Mais le temps n’était pas pour Saul à la mort et au sacrifice, mais au témoignage. A deux reprises, à Damas puis à Jérusalem, Saul devra son salut à la fuite.

Saul n’eut, dans les premiers jours de sa nouvelle vie, cependant pas à se battre seulement contre la colère des alliés de son ancien camp. Il dut aussi affronter la méfiance de ses nouveaux, sceptiques et incrédules quant à la réalité du changement opéré en lui par l’Esprit de Christ. Il fallut ainsi l’engagement et toute la force de persuasion d’un Barnabas pour convaincre les disciples de Jérusalem de recevoir Saul comme il se doit. Le passé anti-chrétien de certains peut ainsi tellement leur coller à la peau qu’il faut à la communauté chrétienne un pas de foi en la capacité de Christ pour croire au changement qu’il est capable d’opérer dans la vie d’un homme. Que le Seigneur nous donne de croire à la puissance de transformation de Son Esprit dans les coeurs. Béni soit Dieu pour les miracles qu’Il est aujourd’hui capable d’opérer dans les vies à la louange de la gloire de Son nom. Glorifie, magnifie Ton nom, ô Dieu, par des vies changées !

A peine enfanté à la vie nouvelle, Saul se révèle être un instrument puissant et efficace entre les mains du Seigneur. Il se met à proclamer le Christ : v 20, il confond les Juifs qui sont à Damas en démontrant que Jésus est le Christ annoncé dans les Ecritures (alors qu’il était venu au départ pour la mission inverse : aider les juifs à combattre la doctrine nouvelle qui se répandait comme une traînée de poudre), il s’exprime avec assurance au nom du Seigneur, parle et débat avec tous.... Dès les premiers jours de sa vie avec Christ, Saul manifeste les signes de la vocation particulière qui est la sienne. Homme d’une forte culture, imprégné de la connaissance des Ecritures, il peut directement être un outil utile et efficace pour le Saint-Esprit. Saul démontre une fois de plus également que le premier ministère dans l’ordre d’importance que le Saint-Esprit donne aux disciples de Christ, et plus particulièrement à ceux qu’Il met à part pour être Ses serviteurs et Ses témoins dans le monde, est le ministère de la Parole. Que le Seigneur donne, accorde de nouveaux Saul, des serviteurs de Dieu puissants à Son service !